samedi 27 juin 2009
Ecole maternelle
Suivre ses progrès en petite section
En TPS (toute petite section) de maternelle, le jeu constitue l'essentiel des activités de votre enfant. Mais en jouant, il apprend... Revue de détails de ses progrès et nos conseils pour l'accompagner.
Petite section : quels progrès ?
- Comportement : votre enfant réussit à dominer son impatience, à attendre que sa maîtresse réponde à ses attentes ; à partager cet adulte avec d'autres enfants. Pas si facile pour les tout-petits, plutôt exclusifs.
- Autonomie : il apprend à se débrouiller un peu mieux tout seul – remonter son pantalon après un passage aux toilettes, enfiler ses chaussures, tenir son crayon...
- Reconnaissance spatiale : il connaît maintenant bien les lieux importants de l'école, sa classe, la cantine, la cour de récréation... Il a également pris ses marques en ce qui concerne le déroulement de la journée, notamment les temps forts (l'accueil, l'heure de la récré, l'arrivée des mamans...).
- Socialisation : en fréquentant l'école, il apprend les règles de la vie en société et, même si ce n'est pas toujours facile encore pour lui (et cela peut être un peu douloureux pendant longtemps encore !), il comprend qu'il n'est pas tout seul dans cette école.
- Découverte de la couleur : manipuler la couleur sous toutes ses formes est l'un des objectifs de la maternelle, même chez les tout-petits. En janvier, votre enfant saura reconnaître une couleur ou deux, mais pas d'affolement si ce n'est pas le cas car cette acquisition est très variable d'un enfant à l'autre (elle s'étale de 2 ans et demi à 4 ans). Cela dépend aussi beaucoup de son entraînement !
Petite section : comment l'accompagner ?
- Face à l'univers inconnu de l'école et à une institutrice qui ne peut s'occuper de lui tout seul, il est probable que votre enfant soit un peu angoissé en début d'année. Veillez donc à lui procurer toute la sécurité nécessaire à la maison, par exemple en lui assurant un rythme de vie très régulier et répétitif, en insistant sur les rituels, particulièrement celui du coucher. Tentez aussi de ne pas trop vous laisser déborder par vos propres angoisses (pas si facile de se séparer de son tout-petit !), car elles ont le défaut d'être très communicatives.
vendredi 26 juin 2009
Il devient sociable
C'est nouveau, votre tout-petit échange ses jouets avec les copains, distribue des câlins, parfois quelques coups de pelle... La vie en groupe, ça s'apprend aussi !
Avant 1 an, votre bébé était encore indifférent aux autres. L'acquisition de la marche et celle du langage ont tout changé. Ces nouveaux « outils » lui permettent d'avancer vers l'autre, de communiquer. Ce sont les débuts de la socialisation.
Découvrir les autres
- C'est vers 9-12 mois que votre bébé a vraiment découvert l'existence des autres enfants. C'est l'époque où il cherchait pour la première fois à capter le regard du petit copain assis à côté de lui. Il lui donnait son jouet, en échange d'un autre...
- Vers 12-13 mois, votre « grand » commence à marcher et part à la conquête du monde. Du coup, son rapport à l'autre n'est pas toujours très tendre. Il s'empare du jouet de son voisin, le pousse, lui tire les cheveux, le mord parfois. L'autre est encore un peu un objet qu'il aime tester pour voir comment « ça » réagit. Il provoque le conflit pour attirer aussi l'attention de l'adulte, qui reste sa référence numéro un.
Imiter, c'est apprendre
- Très tôt, votre tout-petit possède un vrai talent d'imitateur : la première année, il mime les sourires de l'adulte, babille quand on lui parle. Dès 1 an, il imite aussi les enfants qui l'entourent. C'est le moment pour les tout-petits de se lancer dans des concerts de casseroles, d'empiler des tours jumelles...
- Contrairement aux apparences, votre enfant ne joue pas encore avec les autres, mais côte à côte. A cet âge, les enfants s'observent, s'influencent, tout en suivant chacun leur petit bonhomme de chemin. Le but de ces jeux d'imitation n'est donc pas d'échanger, mais d'explorer le monde !
Besoin d'interactions
- A 15 mois, les enfants possèdent un vocabulaire d'une quinzaine de mots qui va s'accroître rapidement. Un nouveau type d'activités se développe alors entre eux : jouer à faire semblant - on joue à la maman et au bébé, à la grande sœur, au docteur... Ces jeux symboliques sont basés sur l'échange. Le jouet ou la manipulation devient accessoire. Le véritable support du jeu, c'est « l'autre ».
- Parallèlement, votre enfant commence à prêter plus volontiers ses jouets. Entre 15 et 18 mois, sa soif d'interactions grandit. C'est l'âge idéal pour le socialiser, l'emmener à la halte-garderie quand il ne va pas à la crèche.
- Si les petits de cet âge aiment jouer ensemble, ils n'ont pas encore de « copain » ou « copine » attitré. Tous les partenaires de jeu se valent, ils vont de l'un à l'autre sans préférence. Il faudra attendre l'âge de 2 ans et demi pour que naissent les premières amitiés.
Le sens du groupe
- Jusqu'alors, les relations à deux primaient. Vers 18 mois, votre enfant recherche le jeu à plusieurs : courir, sauter...
- Il se met aussi à apprécier les rites qui participent à la vie du groupe. En crèche, à partir de 18 mois, les petits s'accueillent par des cris de joie le matin. Ils apprennent le sentiment d'affiliation au groupe, qui les prépare déjà à la maternelle.
- A 2 ans, votre enfant traverse une petite phase de régression sociale, en même temps qu'il atteint l' âge du non. Ne soyez pas trop exigeant : sa socialisation ne fait que commencer.
Emmanuelle Paroissien avec Marie Leray, psychologue-clinicienne et Catherine Le Blay, puéricultrice et directrice de crèche à Paris.
© Enfant Magazine
Les étapes de la socialisation
• A 12-15 mois : votre enfant est à l'apogée des jeux d'imitation. Commencent les premiers câlins avec les autres enfants, mais aussi les premières disputes... • A 15-18 mois : il possède un vocabulaire d'une quinzaine de mots (il sait dire « au revoir »). C'est le début des jeux sociaux et des rituels de groupe. Il passe un cap et devient sociable. • A 20 mois : les jeux sociaux s'installent de plus en plus. • A 2 ans : il associe un sujet-verbe, compose ses premières phrases. C'est l'âge du non : il s'oppose à l'adulte, a du mal à partager ses jouets. • A 2 ans et demi : voilà le début des relations privilégiées, des amitiés. Votre enfant commence à intégrer les règles de sociabilité : bonjour, merci... |
jeudi 25 juin 2009
Les bienfaits de la sieste en maternelle
Deux heures, c'est le temps moyen consacré à la sieste en petite section. A quoi ça sert ? Votre jeune écolier est-il obligé de dormir ? Que faire s'il y est totalement réfractaire ? Réponses à vos questions.
Entre 2 et 3 ans, votre tout-petit dort en moyenne 12 heures par 24 heures, même si le besoin de sommeil est très variable d'un enfant à l'autre. La sieste dure une à deux heures. Sans elle, votre enfant aurait bien du mal à se concentrer et à aller au bout d'une journée de petit écolier bien remplie.
Un dortoir, des copains, la sieste... quelle aventure !
A l'école, votre enfant doit passer de son rythme individuel à celui de la vie collective. Pas si simple !
- La sieste à l'école est un moment-clé : votre tout-petit doit accepter l'absence des rituels rassurants de la maison. Difficile de se laisser aller dans les bras de Morphée sans maman, papa, ou son assistante maternelle. Patience, il va vite intégrer les nouveaux repères et s'endormira comme un loir... ou presque.
- L'école est un espace plus neutre où les adultes ne font pas partie de son univers affectif. Tout le monde doit se tenir tranquille et se reposer à la même heure ! Pas facile, là encore, de respecter la gestion collective du temps, mais comme c'est enrichissant.
- Le rôle de l'école maternelle est d'amener l'enfant à mieux connaître les besoins de son corps. La sieste a une dimension pédagogique : votre enfant comprend que les autres petits sommeillent aussi, qu'il est indispensable de dormir.
Il fait bon dormir à l'école
- L'espace est aménagé : suivant les écoles, des matelas sont installés dans la classe ou dans une pièce réservée à la sieste des petits. Les rideaux sont tirés de façon à garder une douce luminosité, une petite musique ou une histoire lue peuvent accompagner l'endormissement.
- Contrairement à la maison où il peut se sentir exclu de la vie familiale au moment de la sieste, dormir en collectivité lui donne une place dans le groupe.
Rien à faire, il déteste faire la sieste !
Votre enfant est décontenancé par toute cette nouveauté et ne veut pas faire la sieste.
- Rassurez-le en lui expliquant qu'il n'est pas obligé de dormir, qu'il peut simplement s'allonger pour reposer ses muscles. Il met aussi en repos son cerveau, sollicité au cours des activités de la journée.
- Pensez au doudou... Souvent son ours ou lapinou reste à l'école, ou bien, si la maîtresse est d'accord, vous pouvez l'apporter chaque matin. Aménagez les horaires familiaux en fonction de l'école. En général, un enfant reposé dort mieux qu'un enfant fatigué et sous tension. Couchez-le donc suffisamment tôt et toujours à la même heure le soir.
- Maintenez un rythme régulier le week-end par rapport à la semaine et favorisez de bonnes siestes réparatrices.
- Allez-y progressivement. Même si l'école n'est pas un mode de garde à la carte, il est préférable de garder votre enfant encore petit à la maison l'après-midi, si vous le pouvez. Il fera ainsi une vraie sieste s'il en a besoin. Progressivement au cours de l'année, en accord avec les enseignants, il pourra intégrer l'école l'après-midi. Généralement cette transition s'opère en février.
Noémie Colomb avec Jean-Marc Louis, inspecteur de l'Education nationale.
© Enfant Magazine
mercredi 24 juin 2009
POUR OU CONTRE L'OUVERTURE DES JARDINS D'ÉVEIL
Donnez-nous votre avis…
En septembre prochain, le gouvernement prévoit l’ouverture de jardins d’éveil payants pour accueillir les enfants entre 2 et 3 ans. A mi-chemin entre la halte-garderie et la crèche, ces structures divisent. Et vous qu’en pensez-vous ?
mardi 23 juin 2009
L'ÉCOLE MATERNELLE EST-ELLE EN DANGER ?
Le manifeste des parents d’Enfant.com pour l’école maternelle
Chose promise, chose due. Le voilà : un texte concret bâti à partir des réponses que vous avez apportées aux questionnaires des précédentes semaines et qui définit vos souhaits et priorités en matière d’accueil et d’éducation pour nos enfants à l’école maternelle. Un texte qui, s’il remporte un franc succès, sera porté à la connaissance de Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale. (Actu du 05/02/09)
Le manifeste des parents d’Enfant.com pour l’école maternelle
Un manifeste pour l’école maternelle. Chose promise, chose due. Le voilà : un texte concret bâti à partir des réponses que vous avez apportées aux questionnaires des précédentes semaines et qui définit vos souhaits et priorités en matière d’accueil et d’éducation pour nos enfants à l’école maternelle. Un texte qui, s’il remporte un franc succès, sera porté à la connaissance de Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale. Alors, n'hésitez pas à le transférer à vos proches.
Si vous adhérez à ce manifeste, mentionnez votre nom dans la liste et n’hésitez pas à en parler autour de vous. Le succès de cette opération ne dépend que de nous … et c’est bien de l’avenir de nos enfants dont il est question.
« L’avenir de la nation repose sur les petits pieds fragiles des enfants », disait Gandhi.
Nous, parents d’Enfant.com, estimons que l’école maternelle doit plus que jamais permettre à nos enfants de mettre toutes les chances de leur côté pour qu’une scolarité épanouie les prépare bien à leur vie d’adulte.
Pour cela, l’école maternelle doit être et rester une école à part entière. Elle doit être et rester un lieu où les enfants apprennent à vivre ensemble en se respectant les uns les autres et en s’enrichissant de la différence des autres, un lieu où ils construisent leur savoir en s’appuyant sur la réflexion et la créativité plutôt que sur la répétition.
Socle de la vie scolaire et sociale, cette école de la petite enfance mérite les meilleurs égards :
- Du personnel formé pour l’enseignement primaire mais aussi plus spécifiquement pour la maternelle, du personnel sensibilisé à certaines particularités (dyslexie, précocité…) et capable d’aiguiller les parents, du personnel ayant fait le choix de travailler avec les plus jeunes.
- Des modules de soutien, plutôt pendant le temps scolaire, pour les enfants qui en ont besoin.
- Un accueil pour les 2-3 ans. Celui-ci doit être souple et adapté aux rythmes et aux besoins des jeunes enfants, comme c’est souvent le cas.
- Des effectifs allégés dans les zones les plus sensibles.
- L’école de la petite enfance doit être largement ouverte aux parents. Des rencontres régulières et fructueuses sont nécessaires. C’est l’école maternelle qui donne naissance aux parents d’élèves, les premiers concernés par l’avenir de leur enfant.
lundi 22 juin 2009
Hygiène bucco-dentaire
Une carie, déjà ?
Les tout-petits ne sont pas à l'abri des caries. Au contraire : l'émail est si fin qu'il résiste moins bien à l'attaque du sucre. Les explications et les conseils du Dr Alain Amzalag, chirurgien dentiste.
Votre enfant se plaint d'avoir mal aux dents quand il mange. Sur une de ses dents, vous apercevez une petite tache. Prenez vite rendez-vous chez le dentiste car une carie évolue plus vite chez un tout-petit et doit être traitée le plus rapidement possible.
Comment reconnaître une carie ?
- La carie se manifeste par des taches marron dans le sillon de la dent et par une douleur, mais souvent moins intense que lorsque la carie touche une dent définitive. Chez l'enfant, elle peut commencer sur les incisives supérieures et, non soignée, s'en prendre aux canines et aux molaires temporaires.
- Elle s'étend peu en surface, mais creuse une cavité au fond d'un sillon ou entre deux dents (le plus douloureux). Elle évolue vers l'intérieur de la dent, de la surface vers la pulpe, c'est-à-dire vers le centre de la dent où sont localisés les nerfs et les vaisseaux sanguins. Quand elle atteint le nerf dentaire, la rage de dent se déclare : là, il faut agir vite. La destruction d'une dent de lait peut aussi avoir des conséquences néfastes sur la future dentition.
Prenez rendez-vous chez le dentiste
- Même si les petites dents de lait de votre enfant sont blanches comme de la porcelaine, il est recommandé de faire une première visite chez le dentiste aux alentours de 18 mois, ne serait-ce que pour bénéficier de ses conseils de prévention.
- Ce premier contact permet à votre enfant de se familiariser avec le praticien et avec tout cet appareillage bizarre qui a de quoi impressionner un tout-petit. Le jour où il faudra soigner sa première carie, la séance sera moins stressante. Adressez-vous de préférence à un dentiste qui a l'habitude de soigner les enfants.
- Les praticiens bénéficient aujourd'hui de nouveaux équipements qui rendent le soin indolore. Ils utilisent notamment le Carislov, produit qui dissout la carie sans douleur.
Pour éviter les caries, faites la chasse au sucre
-
Il existe une continuité entre les dents de lait et les dents définitives. Si une dent de lait, attaquée par une carie et non soignée, est détruite, la dent définitive qui la suit, au moment de sortir, ne pourra prendre appui sur la face postérieure de cette dent de lait et souffrira d'une mauvaise position.
Pour éviter à votre enfant l'apparition de ces vilaines taches, il est indispensable de rester très vigilant sur les sucres. Gourmandes, les bactéries affectionnent particulièrement les résidus sucrés qui « traînent » sur la plaque dentaire. Or, le mélange bactéries-sucre entraîne la production d'acides qui attaquent l'émail et la dentine (cachée sous l'émail), provoquant la carie. - Oubliez les biberons sucrés du soir. Le « syndrome du biberon » est une affection bien connue : elle concerne les enfants à qui l'on donne des biberons sucrés (eau, lait, sirop) pour les endormir ou les calmer. Les dents macèrent dans un bain sucré qui paralyse l'action de la salive et encourage l'apparition de caries.
- Proposez-lui des fruits. Les enfants ont un goût inné pour le sucre et il n'est pas question de les en priver. Pensez à donner des fruits car leur sucre est moins nocif. Il existe aussi en pharmacie des friandises (bonbons, sucettes, confiseries et chewing-gum) intégrant un édulcorant d'origine naturelle, le xylitol. Il n'est pas utilisé par les bactéries pour attaquer les dents. A consommer, bien sûr, avec modération.
- Réservez-lui une cuillère. La carie peut être favorisée lorsque vous goûtez le plat de votre enfant avant de replonger la cuillère dans son assiette. Vous avez ajouté vos propres bactéries à sa nourriture.
Pour éviter les caries, de bonnes habitudes de brossage
- Le brossage des dents doit s'effectuer le matin et le soir au coucher. Si votre enfant rechigne, faites-en un jeu : brossez-vous les dents ensemble devant le miroir. Il cherchera à vous imiter.
- Avant 4 ans, votre enfant utilisera un dentifrice sans fluor. La première visite chez le dentiste permet de réguler cet apport en fluor en fonction de son risque d'avoir des caries.
- En général, avant 4 ans, son alimentation lui apporte le fluor dont il a besoin.
Noémie Colomb avec le Dr Alain Amzalag, chirurgien dentiste et conseiller scientifique à l'Ufsbd (Union française pour la santé bucco-dentaire).
dimanche 21 juin 2009
Apprentissage de la marche
En avant marche : 5 conseils pratiques
Vous pouvez offrir à votre tout-petit un environnement favorable, mais l’idéal est de le laisser s’entraîner tranquillement, à son rythme. Voici les conseils de Laurence Vaivre-Douret, neuropsychologue et psychomotricienne.
1. Laissez-le libre de ses mouvements
- Plus un tout-petit peut se traîner par terre, ramper, marcher à quatre pattes, plus il aborde la marche facilement. Au moment du premier pas, il est plus sûr de lui car il a confiance dans ses capacités. Il a déjà appris à appréhender les distances, à contourner un obstacle, à découvrir les différentes matières, la moquette, le parquet, le carrelage, etc.
- Il a également eu le temps de se familiariser avec le fonctionnement de son corps en action : le quatre pattes est un moyen de locomotion asymétrique, où l’on alterne le déplacement des membres. Il prépare donc à la marche.
2. Incitez-le, sans le forcer, à se redresser
- C’est à partir de la position debout, accroché à un meuble ou un support, que votre enfant expérimente et travaille son équilibre. Ce n’est en aucun cas à vous de le mettre debout : il faut attendre que votre bébé adopte cette position par lui-même, quand il en a envie. En intervenant, vous risquez de court-circuiter le processus d’apprentissage et de forcer votre enfant à brûler des étapes. Il n’aura pas le temps d’installer des bases solides.
- On repère facilement un enfant à qui l’on n’a pas laissé assez d’autonomie dans l’apprentissage de la marche : il conserve longtemps une démarche précaire, les jambes très écartées, il est souvent maladroit et mal à l’aise dans son corps.
- Vous pouvez toutefois lui faciliter la tâche en veillant à ce que les pièces où il évolue comportent des supports suffisamment stables, à sa hauteur, un canapé, un fauteuil, les barreaux d’un parc, etc. Vous pouvez aussi disposer des jouets attrayants un peu en hauteur pour l’inciter à se hisser. Rien de plus.
3. Evitez de lui faire exécuter des pas trop tôt
- Quoi de plus tentant quand un tout-petit se déplace le long d’un support, que de le saisir par les bras pour qu’il esquisse ses premiers pas ? Bien sûr, tout le monde est content : les parents qui voient leur enfant près du but et le bébé qui sent ses parents tout fiers. Mais là encore, c’est aller trop vite ! Si votre bébé ne se lâche pas encore, c’est qu’il n’est pas prêt : son cerveau ne parvient pas encore à régler l’équilibre, ses muscles ne sont pas suffisamment solides pour supporter son poids. Mieux vaut le laisser faire encore quelques « exercices » tout seul.
- Quand il lâchera son support d’une main de plus en plus souvent, vous pourrez l’aider à faire quelques pas. Attention à ne pas lui lever les bras en l’air, ce qui le déséquilibrerait. Soutenez-le plutôt très légèrement sous les aisselles. Là encore, ce n’est pas du tout une obligation et vous ne serez pas des parents indignes si vous ne vous cassez pas le dos à le faire marcher… au contraire ! Evidemment, le fameux youpala est à proscrire, en tout cas comme outil d’apprentissage : il fournit au bébé des informations sensorielles totalement fausses. On ne marche pas les jambes pliées, en étant suspendu et porté !
4. Ne le chaussez pas trop vite
- Elles sont tellement mignonnes ces petites chaussures pour bébé ! Mais mieux vaut attendre pour les acheter et le laisser pieds nus… Il a besoin de bien sentir son appui au sol : le contact direct de sa voûte plantaire sur la moquette de sa chambre le renseigne de façon très précise et lui permet d’ajuster son équilibre.
- Bien sûr, quand il marchera mieux et s’aventurera dans la rue, il faudra le chausser. Vous choisirez alors des chaussures légères, à la semelle peu épaisse, renforcées derrière et surtout sur les côtés pour éviter aux petites chevilles fragiles de se tordre.
5. Variez les plaisirs
- Une fois qu’il s’est lancé, veillez à ce qu’il ne reste pas les deux pieds dans le même sabot ! Faites-le marcher sur du sable, sur un matelas pneumatique gonflé d’air, sur le gazon, etc.
- Confronté à ces supports variés, son cerveau sera obligé de perpétuellement re-régler les mécanismes de l’équilibre. Petit à petit, ces ajustements deviendront automatiques. Et là, votre bébé sera devenu un habile marcheur !
Isabelle Gravillon avec Laurence Vaivre-Douret, neuropsychologue et psychomotricienne.
© Enfant Magazine
Bientôt les premiers pas… savez-vous comment ça marche ? Notre quiz.
Venez partager votre expérience et vos questions sur notre Forum Apprentissage de la marche.
samedi 20 juin 2009
Entrée au collège
Les programmes au collège
Les programmes au collège définissent les connaissances essentielles et les méthodes qui doivent être acquises au cours du cycle par les élèves. Ce, pour chaque cycle. Ils constituent le cadre national au sein duquel les enseignants organisent leurs enseignements en prenant en compte les rythmes d'apprentissage de chaque élève.
- Francais
- Histoire et géographie
- Langues vivantes
- Enseignements artistiques
- Langues anciennes
- Culture scientifique et technique
- Education civique
- Education physique et sportive
- Les technologies de l'information et de la communication
Français
Tout le monde reconnaît le rôle fondamental que joue la maîtrise de notre propre langue dans toutes nos activités. C'est pourquoi l'enseignement du français occupe une place centrale au collège. À la fin de la 3e, quelles que soient les études qu'ils poursuivent, les collégiens ont besoin des connaissances et des compétences acquises en français. C'est là qu'ils apprennent à s'exprimer correctement et clairement, à l'oral comme à l'écrit, à raisonner, à argumenter, à structurer leur pensée, à développer leur imagination, leur goût et leur sens de la beauté. L'enseignement du français poursuit donc au collège deux objectifs indissociables : la maîtrise de la langue et l'acquisition des repères culturels et esthétiques indispensables à la construction d'une culture partagée.
Savoirs et compétences devant être acquis à la fin du collège
S'exprimer oralement
- intervenir dans un débat pour exposer une opinion et réfuter d'éventuelles objections ;
- présenter un bref exposé construit en fonction d'un auditoire précis ;
- lire à haute voix ou dire un texte de façon expressive.
S'exprimer par écrit
- rédiger un texte d'invention, d'imagination ou d'intérêt pratique, en respectant la syntaxe et l'orthographe ;
- utiliser les principales formes de discours (narration, description, explication, argumentation), éventuellement en les combinant dans un même texte ;
- organiser un développement en plusieurs paragraphes ;
- tenir compte, pour rédiger ces textes, de la situation de communication (à qui s'adresse le texte ? dans quel but est-il écrit ?).
Lire de façon autonome
- reconnaître un texte de fiction et l'identifier par rapport à un autre texte ;
- identifier le genre d'un texte (genres littéraires : roman, poésie, théâtre ; genres non littéraires : lettre de motivation, éditorial) ;
- identifier la forme et la fonction du ou des discours employés (narration, description, explication, argumentation).
Être sensible aux spécificités des textes littéraires
Se documenter
Observer l'image
Pour l'ensemble des activités de français, l'élève doit maîtriser, oralement et par écrit, les principaux outils de la langue
Sur le plan grammatical
- utiliser correctement les structures fondamentales (sujet, compléments du verbe et de la phrase, qualification et détermination du nom) dans la phrase simple et la phrase complexe ;
- conjuguer les verbes des 1er et 2e groupes, des verbes usuels du 3e groupe ;
- maîtriser les éléments qui assurent la cohérence d'ensemble d'un texte (pronoms, mots de reprise, mots de liaison) ;
- opérer les choix grammaticaux permettant d'adapter ses propos à la personne à laquelle ils s'adressent, en fonction de l'effet recherché.
Sur le plan lexical
- employer avec exactitude le vocabulaire usuel, concret et abstrait ;
- prendre appui sur la formation des mots (préfixes, suffixes, radicaux) pour les comprendre et les orthographier.
Sur le plan orthographique
maîtriser les principales règles d'orthographe grammaticale et lexicale ; avoir recours spontanément et efficacement aux outils de vérification (dictionnaire, correcteur d'orthographe).
Histoire et géographie
L'enseignement de l'histoire et de la géographie au collège s'appuie sur les premiers apprentissages des temps historiques et des espaces géographiques à l'école primaire. Au terme du collège, les élèves doivent avoir parcouru l'ensemble de l'histoire des hommes et des territoires qu'ils ont aménagés, habités, et où ils vivent aujourd'hui. Les programmes ne sont pas encyclopédiques pour autant ; seul un petit nombre d'événements historiques ou de faits géographiques significatifs doivent être mémorisés.
L'enseignement de l'histoire et de la géographie développe par ailleurs des compétences spécifiques : les élèves apprennent ce qu'est un document ; ils apprennent à repérer des informations dans un texte, une image, une carte, à confronter ces informations et ainsi à s'exercer à une première approche critique.
Savoirs et compétences devant être acquis à la fin du collège
- connaître les principaux repères de l'histoire des hommes, savoir les situer les uns par rapport aux autres afin d'en comprendre l'articulation et la signification ;
- savoir situer les lieux majeurs, localiser les masses continentales, en connaître les grands traits, rendre compte de l'inégale répartition des hommes et des richesses et des grands axes de communication et d'échange ;
- connaître l'organisation spatiale d'un certain nombre d'États, dont la France ;
- reconnaître et nommer sur une carte les États de l'Union européenne ;
- comprendre la diversité historique et géographique des cultures et des organisations politiques et sociales ;
- reconnaître les documents patrimoniaux (textes fondamentaux, œuvres majeures) et les paysages qui jalonnent le passé et le présent de l'humanité ;
- maîtriser une méthode pour exploiter des documents : identifier les informations dans un document historique, sur une carte, un croquis, un diagramme, mettre en relation et croiser des données, porter un regard critique sur les sources d'information ou sur certaines interprétations ;
- être capable de rédiger un paragraphe argumenté de quinze à vingt lignes, en ordonnant des connaissances, en recherchant des facteurs d'explication, et savoir construire un croquis explicatif et sa légende.
Langues vivantes
Savoirs et compétences devant être acquis à la fin du collège
La communication en langue étrangère suppose la capacité de comprendre, de s'exprimer et d'interpréter des pensées, des sentiments et des faits, à l'oral comme à l'écrit, dans diverses situations.
L'adoption du « cadre européen commun de référence pour les langues » (CERCL), élaboré par le Conseil de l'Europe, a conduit à organiser le programme d'enseignement des langues vivantes étrangères en deux paliers successifs pour l'ensemble du collège.
Chaque palier rend compte des compétences à acquérir pour atteindre des niveaux, tels qu'ils sont définis dans le CERCL.
Le niveau à atteindre à l'issue du palier 1 est fixé à A2 (niveau de l'utilisateur élémentaire), il s'adresse aux élèves qui poursuivent au collège une langue commencée à l'école élémentaire. Le palier 2 permet aux élèves de consolider le niveau A2 et de progresser vers le niveau B1.
La maîtrise des langues vivantes s'acquiert par une pratique régulière et par l'entraînement de la mémoire. Cinq types d'activités la rendent possible : la compréhension orale, l'expression orale, l'interaction orale, la compréhension écrite et l'expression écrite.
Compréhension, réagir et parler en interaction orale
niveau A2 - fin palier 1
- se présenter, saluer, remercier, accepter, refuser,
- rechercher et donner des informations,
- dialoguer sur des sujets connus, des situations courantes, exprimer ses goûts, ses opinions.
niveau B1 - fin palier 2
- engager la conversation, prendre part à une discussion, échanger des informations,
- réagir à des sentiments et les exprimer.
Comprendre à l'oral
niveau A2 - fin palier 1
- comprendre instructions et consignes, expressions familières de la vie quotidienne, présentations, indications chiffrées, récits,
- identifier le sujet d'une conversation, le point essentiel d'une annonce ou d'un message,
- extraire l'information essentielle de courts passages enregistrés audios et audiovisuels ayant trait à un sujet courant.
niveau B1 - fin palier 2
- comprendre ce qui est dit pour réaliser une tâche,
- comprendre une information factuelle sur des sujets de la vie quotidienne, à condition que l'articulation soit claire et l'accent courant,
- suivre une conversation en situation réelle ou simulée.
Parler en continu
niveau A2 - fin palier 1
- décrire sa vie, raconter une histoire ou décrire un événement, un objet, une expérience, un projet ;
- fournir une explication (comparaisons, raisons d'un choix).
niveau B1 - fin palier 2
- restituer une information, relater des expériences vécues,
- exprimer des sentiments, une opinion personnelle, argumenter pour convaincre,
- prendre la parole devant un auditoire.
Lire
niveau A2 - fin palier 1- comprendre une lettre personnelle simple et brève,
- prélever et comprendre une information dans des textes courts et variés.
niveau B1 - fin palier 2
- comprendre ce qui est écrit, localiser des informations pour réaliser une tâche,
- comprendre un enchaînement de faits, reconnaître les grandes lignes d'un schéma argumentatif.
Écrire
niveau A2 - fin palier 1- écrire une lettre personnelle simple et courte,
- écrire sur les aspects quotidiens de son environnement,
- décrire un événement, une activité passée, une expérience personnelle ou imaginée.
niveau B1 - fin palier 2
- prendre des notes et les mettre en forme, rédiger un courrier personnel,
- rendre compte d'expériences, de faits et d'événements, écrire un court récit, une description.
Enseignements artistiques
Savoirs et compétences devant être acquis à la fin du collège
Arts plastiques
Pratique artistique
- pratiquer le dessin selon quatre objectifs (s'exprimer, représenter, communiquer, créer), avec quelques outils essentiels (crayons, plumes, stylos à bille, marqueurs, pinceaux, stylets de tablette graphique, etc.) ;
- agencer, selon quelques principes de composition simple, des formes, des couleurs et des matières sur un support plan en vue d'obtenir une image porteuse de sens ;
- élaborer un dispositif simple à trois dimensions articulant des volumes différents en travaillant selon diverses procédures (emboîtement, liaisons, ajouts, retraits) et en utilisant des matériaux usuels (carton, bois, terre, certains plastiques).
Acquisition de repères culturels
- employer un vocabulaire propre aux arts plastiques (vocabulaire de la forme, de la couleur, de la matière, de la composition, termes usuels de métiers) ;
- énoncer et comparer les grands caractères d'œuvres d'art relevant d'époques différentes (Antiquité, Moyen Âge, Renaissance, périodes classique, moderne et contemporaine) ; les relier à quelques aspects du contexte historique et à certains apports d'autres disciplines ;
- repérer les constituants plastiques essentiels d'une image et d'un tableau : lignes de force de la composition, choix et distribution des couleurs, répartition des ombres et des lumières, effets de matières, style de l'artiste, etc. ;
- faire la différence entre art figuratif et art abstrait, et dans les deux cas repérer quelques styles importants ;
- émettre des hypothèses sur les intentions de l'artiste, analyser les moyens utilisés pour les rendre perceptibles au public et prendre position par rapport à cette oeuvre.
Exploitation de moyens techniques diversifiés
- utiliser des techniques traditionnelles : la gouache ou l'aquarelle, les encres ou la peinture acrylique (par mélanges, superpositions, travail en transparence), etc. ;
- se servir de techniques et d'outils plus contemporains : appareil photographique ou caméra vidéo, traitement des images par les logiciels d'ordinateur, etc.
Éducation musicale
Pratique musicale
- interpréter un répertoire varié de chants à une ou plusieurs voix, avec ou sans accompagnement, en tenant compte d'exigences techniques et artistiques telles que : la tenue, la mémorisation, la justesse de l'intonation, la qualité sonore, le phrasé, l'articulation, la précision rythmique, les dynamiques et l'expression musicale en rapport avec le style de l'oeuvre ;
- réaliser avec un instrument de musique (percussions, synthétiseur, flûte à bec) une partie simple au sein d'un ensemble à plusieurs voix, en utilisant divers modes de jeu ;
- réinvestir les connaissances techniques et culturelles acquises dans des processus de création musicale.
Acquisition de repères culturels
- reconnaître les principaux styles musicaux et les replacer dans leur contexte historique et culturel ;
- identifier une vingtaine d'oeuvres et leurs particularités ;
- construire un commentaire à l'aide d'un vocabulaire approprié pour rendre compte d'une oeuvre écoutée et communiquer aux autres ses impressions.
Exploitation de moyens techniques diversifiés
- maîtriser les possibilités sonores et expressives de sa voix ;
- reconnaître et reproduire des intervalles mélodiques et des rythmes ;
- identifier, à l'oreille, les principaux instruments au sein d'un ensemble ;
- repérer quelques grandes composantes musicales (motifs, accords, variations, formes).
Langues anciennes
Fondé sur la lecture des textes d'auteurs latins ou grecs, cet enseignement vise avant tout l'acquisition des références culturelles qui continuent de nourrir notre imaginaire (notamment les grands mythes de l'Antiquité) et notre réflexion politique et philosophique.
Savoirs et compétences devant être acquis à la fin du collège
- maîtriser un lexique de 800 à 1 000 mots en latin ; d'environ 300 mots en grec ;
- lire un texte en latin ou en grec à partir de ce lexique et le traduire oralement ou par écrit ;
- élaborer et analyser une traduction ;
- connaître quelques grandes références culturelles, notamment sur la vie quotidienne, politique et artistique à Rome, sur les mythes et l'histoire, sur la cité athénienne au Ve siècle.
Culture scientifique et technique
Il s'agit de donner aux élèves la culture scientifique nécessaire à une représentation cohérente du monde et à la compréhension de leur environnement quotidien ; ils doivent saisir que la complexité peut être exprimée par des lois fondamentales.
Des approches concrètes et pratiques des mathématiques et des sciences, faisant notamment appel à l'habileté manuelle (par exemple, travailler un matériau, manipuler des volumes, en réaliser), aident les élèves à comprendre les notions abstraites. Les mathématiques, les sciences expérimentales et la technologie favorisent la rigueur intellectuelle constitutive du raisonnement scientifique.
Compétences communes aux disciplines scientifiques et technologiques devant être acquises à la fin du collège
- s'informer, en particulier observer, saisir des données, exploiter des documents ;
- raisonner, notamment classer, mettre en relation ;
- adopter une démarche d'investigation, faire preuve d'esprit critique pour résoudre un problème scientifique ;
- réaliser des manipulations, des montages expérimentaux simples, des mesures, des élevages, des cultures ;
- utiliser des outils divers : loupe à main ou binoculaire, microscope, ordinateur, instruments de mesure et de présentation d'images (appareil photographique, caméra) ;
- communiquer, oralement ou par écrit (ce qui suppose un premier niveau de maîtrise des spécificités du langage scientifique), mais aussi par le dessin ou le schéma.
Mathématiques
Au collège, l'enseignement des mathématiques entraîne les élèves à la pratique d'une démarche scientifique, en développant progressivement les capacités d'expérimentation, de raisonnement, d'imagination et d'analyse critique.
Les quatre parties des programmes des classes s'organisent autour des objectifs suivants :
Organisation et gestion de données, fonctions
- Savoir reconnaître une situation de proportionnalité, une fonction linéaire ou affine, utiliser des pourcentages, des tableaux, des graphiques.
- Exploiter des données statistiques et aborder des situations simples de probabilité. Utiliser un tableur.
Nombres et calcul
- Connaître et utiliser les nombres entiers, décimaux et fractionnaires. Mener à bien un calcul mental, à la main, à la calculatrice, avec un ordinateur.
- Assimiler progressivement le langage algébrique et son emploi pour résoudre des problèmes (en particulier distinguer égalité, identité et équation).
Géométrie
- Connaître et représenter des objets géométriques du plan et de l'espace. Utiliser leurs propriétés.
- Découvrir quelques transformations géométriques simples : symétries, translations, rotations.
- Se constituer un premier répertoire de théorèmes et apprendre à les utiliser.
Grandeurs et mesure
- Se familiariser avec l'usage des grandeurs les plus courantes (longueurs, angles, aires, volumes, durées).
- Connaître et utiliser les périmètres, aires et volumes des figures planes et des solides étudiés ;
- Calculer avec les unités relatives aux grandeurs étudiées, ainsi qu'avec les unités de quelques grandeurs quotients et grandeurs produits.
Sciences de la vie et de la Terre
Les programmes des classes du collège s'organisent autour des objectifs suivants :
- comprendre le monde qui nous entoure ;
- savoir que la planète Terre présente des phénomènes dynamiques externes et internes ;
- connaître les principales caractéristiques du vivant ;
- appréhender, au-delà de la biodiversité, l'unité et l'organisation du monde vivant, de la biosphère à la cellule jusqu'à l'ADN ;
- savoir que les êtres vivants possèdent un ensemble de fonctions (respiration et circulation sanguine, digestion, mouvement et posture, perception et communication nerveuse, reproduction et défense contre les agressions) qui permettent à chaque espèce de vivre et de se développer en accord avec son milieu ;
- décrire l'évolution des espèces ;
- adopter une attitude raisonnée fondée sur la connaissance et développer un comportement citoyen responsable vis-à-vis de l'environnement et de la santé (choix personnels et comportements collectifs) ;
Physique et en chimie
Les programmes des classes du collège s'organisent autour des objectifs suivants :
L'élève doit comprendre :
- que des lois régissent le comportement de la matière ;
- que la matière est formée d'atomes et de molécules ;
- que le courant électrique est transporté par des entités chargées (électrons, ions) ;
- que l'intensité du courant électrique qui traverse une « résistance » varie proportionnellement avec la tension aux bornes de ce dipôle.
que la matière se conserve mais peut se transformer sous l'action de réactions chimiques ; - que la lumière se propage en ligne droite dans des milieux homogènes ;
- qu'une lentille mince convergente peut permettre d'obtenir une image ;
- la notion de gravitation et ses effets au voisinage de la terre.
Il doit connaître :
- les principales propriétés de l'eau et de l'air ;
- les principes élémentaires des circuits électriques simples ;
- le principe de formation des images en optique ;
- des possibilités de production de l'électricité ;
- la distinction entre courant continu et courant alternatif, ainsi que leurs principales propriétés ;
- la notion de vitesse.
Technologie
Savoirs et compétences devant être acquis à la fin du collège
- connaître les différents moments de la conception et de la réalisation d'un produit ou d'un service, en maîtrisant quelques techniques, types d'organisation ou modes de communication qui s'y rattachent ;
- analyser des produits (objets techniques peu complexes) pour comprendre les besoins essentiels ou créés auxquels ils répondent, leur constitution, leur fonctionnement et leur évolution ;
- identifier les principales méthodes de distribution et de vente, ainsi que quelques formes de communication commerciale ;
- faire un usage raisonné et autonome des techniques de l'information et de la communication ;
- comprendre l'impact de l'utilisation de l'ordinateur sur la communication et sur l'organisation du travail.
Education civique
Axée sur les droits fondamentaux de l'homme, mais aussi sur les devoirs qui leur sont inhérents, l'éducation civique au collège vise à assurer tout à la fois la formation de la personne humaine et celle du citoyen. À partir d'études de cas et d'exemples concrets que de jeunes adolescents peuvent comprendre et replacer dans une perspective plus large, cet enseignement s'appuie en priorité sur l'apprentissage du débat conçu comme un des éléments constitutifs de la démocratie républicaine : à partir d'une situation concrète, les élèves apprennent à argumenter, ce qui suppose tout à la fois l'exercice de l'esprit critique et du raisonnement, mais aussi l'écoute de l'autre et le respect de la pluralité des opinions.
L'éducation civique ne se limite pas à l'enseignement prévu dans l'horaire des élèves : les autres disciplines participent toutes à la formation du citoyen et la nourrissent de références culturelles et scientifiques.
Savoirs et compétences devant être acquis à la fin du collège
- comprendre et maîtriser dans son contexte le vocabulaire de la citoyenneté, en particulier certaines notions clés (liberté, égalité, solidarité, principes de la démocratie, République) ;
- connaître les principales institutions politiques françaises (pouvoir exécutif : président de la République et gouvernement ; pouvoir législatif : Parlement, Assemblée nationale et Sénat ; fonctions de l'État et des collectivités territoriales) ;
- comprendre les articles essentiels des grands textes de référence ;
- connaître et respecter quelques règles fondamentales de la vie sociale et politique ;
- être capable d'argumenter dans le cadre d'un débat.
Education physique et sportive
Savoirs et compétences devant être acquis à la fin du collège
- s'échauffer efficacement et respecter les règles de sécurité ;
- réaliser une épreuve combinée comportant deux ou trois spécialités : saut, course, lancer ;
- nager sur une longue distance, principalement en crawl, évoluer sous l'eau selon un itinéraire précis, remonter en surface un objet immergé ;
- présenter devant un public un enchaînement préparé de gymnastique (avec au minimum de tours et de renversements) ;
- présenter devant un public un répertoire de figures de base propres aux disciplines artistiques pratiquées (pas de danse, postures de mime, manières de jongler), jouer un rôle et avoir un regard critique sur une production artistique ;
- maîtriser différents gestes techniques de combat et les enchaîner en tenant compte des points forts et des points faibles de son adversaire, arbitrer ou organiser les rencontres ;
- participer à des matchs, dans un ou plusieurs sports de raquette, contre des adversaires d'un niveau de jeu identique ou proche, en jouant sur les ruptures de rythme, la variété des coups et des déplacements ;
- pratiquer des sports collectifs en adaptant son jeu en attaque ou en défense selon les rapports de force ;
- se déplacer en pleine nature, avec une relative autonomie, en tirant parti des caractéristiques du milieu.
Les technologies de l'information et de la communication
Elles interviennent dans toutes les disciplines. Elles constituent un outil pédagogique nouveau à la disposition des professeurs, quelle que soit leur discipline. Les collégiens apprennent à les maîtriser non seulement pendant le cours de technologie, mais à de nombreuses occasions : pour des activités de production (traitement de texte, création artistique), pour une recherche documentaire (encyclopédies électroniques, Internet), pour communiquer avec d'autres élèves et d'autres classes (messagerie électronique). Les programmes des disciplines scientifiques intègrent d'ores et déjà dans l'enseignement des logiciels de simulation ou de pilotage d'expériences scientifiques, des logiciels de géométrie dynamique, des "tableurs", des calculatrices.
Mise à jour : août 2008

vendredi 19 juin 2009
Vie au collège
Les internats
L'internat peut représenter un atout déterminant pour la réussite scolaire et l'intégration sociale de nombreux enfants et adolescents, notamment pour ceux qui ne trouvent pas des conditions favorables à leurs études dans leur environnement familial. Afin d'améliorer le service rendu aux familles dans le choix d'un établissement, un nouvel annuaire de l'internat est disponible.
Les internats en 2008
L'internat offre un cadre sécurisé pour des élèves qui, pour des raisons diverses, ont besoin de vivre éloignés de chez eux. Loin d'être seulement une solution d'hébergement, c'est un lieu dans lequel ils vivent et ils apprennent. Les internats s'appuient sur des projets fondés sur le bien-être et la réussite de l'élève.
31 projets d'« internats de réussite éducative », relevant de la politique de la ville, ont été, par ailleurs, labellisés pour accueillir des enfants qui souffrent au quotidien d'une situation dégradée. L'accueil en internat est alors pour eux un facteur de réussite.
Données chiffrées
En 2006, dans l'enseignement secondaire public, le nombre d'élèves internes s'élève à 176 796, soit 3,9 % des élèves. Ce sont au total 241 500 élèves qui sont hébergés dans des internats publics ou privés.
Compte tenu de l'implantation géographique des collèges, seuls 0,4 % des élèves des établissements publics et 3,4 % des établissements privés sont internes.
Dans les lycées, l'internat concerne 7 % des élèves de lycée général et technologique et 12 % des élèves de lycée professionnel.
50 % des élèves d'EREA sont internes. Ces établissements, qui offrent une formation spécifique, sont peu nombreux, ce qui amène parfois à scolariser les élèves loin du domicile familial.
Les aides financières
Une aide financière est accordée aux familles pour les aider à faire face aux frais d'internat. D'un montant forfaitaire annuel de 234,93€, elle est attribuée à tous les élèves internes boursiers.
Un partenariat entre le groupe Pinault-Printemps-Redoute et le ministère de l'Éducation nationale a permis par l'intermédiaire de la fondation Télémaque de mettre en place des projets collectifs d'amélioration des conditions de vie à l'internat et permet l'octroi de bourses au mérite à des élèves de collège boursiers, internes et méritant, scolarisés sur le territoire de l'éducation prioritaire.
L'annuaire en ligne
Cet annuaire vise à recenser près de 4 000 établissements publics ou privés sous contrat de l'éducation nationale et de l'enseignement agricole et maritime. Il comprend les établissements d'enseignement primaire et secondaire ainsi que les classes préparatoires aux grandes écoles (C.P.G.E. ) et les sections de techniciens supérieurs (S.T.S.). Les chefs d'établissement volontaires publient les informations concernant leurs établissements. A l'ouverture, le 12 mars 2008, plus de 50 % des chefs d'établissements avaient déjà publié leur fiche.
L'annuaire permet d'obtenir :
- les coordonnées des établissements
- l'offre de formation
- des données spécifiques à chaque internat (nombre de lits, etc.)
- des informations qualitatives (encadrement, environnement, etc.).
La recherche s'effectue selon différents critères :
- le niveau d'enseignement
- le type d'internat (filles, garçons ou mixte)
- le secteur d'enseignement (public, privé)
- la localisation géographique de l'établissement
- les formations proposées (diplômes, options, langues, etc.).
La mise à jour de cet annuaire est réalisée tout au long de l'année par chacun des établissements.
www.internat.education.gouv.fr
jeudi 18 juin 2009
Ecole maternelle
Horaires et programmes à l'école maternelle
L'objectif essentiel de l'école maternelle : aider chaque enfant à devenir autonome et à s'approprier des connaissances et des compétences. il doit acquérir un langage oral riche, organisé et compréhensible par l'autre. La finalité est de réussir au cours préparatoire.
La durée de la semaine scolaire des élèves à l'école maternelle est fixée à vingt-quatre heures.
Les apprentissages se structurent selon les domaines suivants :
- S'approprier le langage - découvrir l'écrit
- Devenir élève
- Agir et s'exprimer avec son corps
- Découvrir le monde
- Percevoir, sentir, imaginer, créer
S'approprier le langage - Découvrir l'écrit
Le langage oral est le pivot des apprentissages de l'école maternelle. Les enfants apprennent à échanger, à s'exprimer. Une attention particulière est portée à la compréhension, vis à vis des interlocuteurs, de récits de plus en plus complexes. La manipulation de la langue permet aux enfants :
- de s'approprier les règles qui régissent la structure de la phrase,
- d'acquérir du vocabulaire dans des séquences spécifique avec l'aide de l'enseignant. Celui-ci emploie un langage très précis.
Travail sur les sons de la parole, acquisition du principe alphabétique et des gestes de l'écriture : ce sont trois activités clés qui favorisent l'apprentissage systématique de la lecture et de l'écriture qui commencera au cours préparatoire.
Devenir élève
L'objectif est d'apprendre à l'enfant à reconnaître :
- ce qui le distingue des autres
- à se faire reconnaître comme personne
- à vivre avec les autres dans une collectivité organisée par des règles
- à comprendre ce qu'est l'école et quelle est sa place dans l'école
Devenir élève relève d'un processus progressif qui demande à l'enseignant à la fois souplesse et rigueur.
Agir et s'exprimer avec son corps
L'enfant découvre les possibilités de son corps par la pratique d'activités physiques libres ou guidées, par la pratique d'activités qui comportent des règles, des activités d'expression à visée artistique. Ils acquièrent ainsi une image orientée de leur propre corps.
Découvrir le monde
À l'école maternelle, l'enfant découvre le monde proche ; il apprend à prendre et utiliser des repères spatiaux et temporels. Il observe, il pose des questions et apprend à adopter un autre point de vue que le sien propre et sa confrontation avec la pensée logique lui donne le goût du raisonnement. Il devient capable de classer, d'ordonner et de décrire, grâce au langage et à des formes variées de représentation (dessins, schémas). Il commence à comprendre ce qui distingue le vivant du non-vivant (matière, objets).
Percevoir, sentir, imaginer, créer
L'école maternelle propose une première sensibilisation artistique. Le dessin et les compositions plastiques (fabrication d'objets) d'une part, la voix et l'écoute d'autre part, accroissent les possibilités sensorielles de l'enfant.
Mise à jour : février 2009






