EDUCATION ET AIDE HUMANITAIRE

Education, Société et Expérience Humanitaire

vendredi 12 juin 2009

La chine - news

AFP - mardi 12 mai 2009, 10h16

La Chine se souvient du séisme du Sichuan et de ses milliers de victimes

Des milliers de personnes se rendent à Beichuan pour commémorer le séisme, le 12 mai 2009

La Chine a célébré dans le recueillement mardi le premier anniversaire du séisme qui avait ravagé le Sichuan (sud-ouest) et fait près de 87.000 morts et disparus, le président Hu Jintao louant l'unité du pays face aux épreuves.

La cérémonie officielle, présidée par le numéro un chinois, Hu Jintao, a eu lieu à Yingxiu, dans le district de Wenchuan, épicentre du tremblement de terre.

Le séisme de magnitude 8 sur l'échelle de magnitude de moment -- le plus puissant en Chine depuis 30 ans -- a ravagé une zone montagneuse au nord-ouest de la capitale provinciale Chengdu et représenté une terrible catastrophe pour la Chine.

A 14H28 (06H28 GMT), heure à laquelle il y a un an la terre avait tremblé, un président Hu en costume noir a observé une minute de silence, accompagné d'autres dirigeants, comme le vice-Premier ministre Li Keqiang, et de nombreux ambassadeurs étrangers.

Hu Jintao a ensuite pris la parole pour rendre hommage aux milliers de victimes et à ceux qui étaient morts en participant aux opérations de secours.

Remerciant les contributeurs de l'aide internationale, il a loué l'unité de la Chine face aux difficultés.

"Les opérations de secours et de reconstruction nous ont montré une fois de plus que l'union fait la force et que la victoire naît de la lutte", a-t-il dit dans un discours à la tonalité très officielle.

"La reconstruction a connu d'importants progrès et les survivants marchent vers une nouvelle vie", a aussi déclaré le numéro un chinois.

"L'ensemble du parti, de l'armée, du pays et chaque minorité doivent encore plus se rassembler pour vaincre les difficultés et les risques qui se présenteront sur notre chemin (...) et pour accueillir les 60 ans de la fondation de la nouvelle Chine avec de bonnes performances", a conclu le numéro un chinois, avant d'aller déposer un chrysanthème blanc, couleur du deuil, au pied du monument, suivi de centaines de participants.

A Beichuan, l'une des villes les plus touchées avec près de 20.000 morts et disparus, des milliers de personnes ont envahi les rues de la cité dévastée, rouverte spécialement pour l'occasion.

"Je suis venue pour rendre hommage aux enfants qui sont morts à l'école", dit Han Jianmin, une employée de bureau de la ville voisine de Mianyang.

Elle brûle de faux billets, une offrande commune pour les morts en Chine.

"L'effondrement des écoles a été l'épisode le plus tragique", ajoute celle qui n'a cependant pas perdu de proches lors de la catastrophe.

Certains parents, qui n'avaient pas hésité à mettre en cause la corruption des autorités locales, estiment ne pas avoir reçu de réponse satisfaisante.

Les voitures embouteillent les routes menant à Beichuan, ville désormais fantôme.

"Je suis venu pour me souvenir de mes deux frères et de leurs femmes", explique Wu Guangjun, 46 ans.

"Ils sont toujours sous les décombres, nous n'avons pas retrouvé leurs corps", ajoute cet ouvrier migrant, qui a eu la vie sauve, car il travaillait à l'extérieur au moment du séisme.

Un peu partout, les parents endeuillés pleurent, tout en allumant des pétards pour faire fuir les mauvais esprits.

Car si la vie a repris au Sichuan, où de nouvelles maisons et usines surgissent dans la fièvre de la reconstruction, près de 18.000 personnes sont toujours portées disparues.

"Un an est peut-être suffisant pour les blessures les plus graves, mais pas pour les coeurs brisés", a estimé dans un éditorial le China Daily.

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vendredi 5 juin 2009

France : Paris

En quelques lignes ...

Paris se découvre de multiples façons. Du Paris touristique avec la Tour Eiffel, le Sacré Cœur, la Tour Montparnasse ou l’Arc de Triomphe au Paris culturel qui comprend au moins le Louvre, le Centre Pompidou, le Grand Palais et le Musée d’Orsay, la capitale foisonne en plaisirs visuels. (En savoir plus)

Capitale de la mode, Paris offre également un défilé du luxe, des Champs-Elysées à la rue de Rivoli, en passant par exemple par le musée Baccarat ou celui de la Mode et du Textile.
Paris est aussi populaire et le vieux Montmartre ou l’insolite Belleville affichent l’esprit village, avec ses bistros et ses fêtes traditionnelles.
Paris est enfin gastronome, favorisant l’expression des grands cuisiniers tels Fauchon et Lenôtre qui ont pignon sur rue place de la Madeleine.
Une ville à visiter, arpenter et savourer !

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vendredi 21 novembre 2008

Dans trois ans, tous à Madrid!



Rendez-vous à Madrid ! Les XXIIIèmes JMJ de Sydney ont refermé leur porte. Le Pape a quitté l’Australie après une cérémonie de congé à l’aéroport de Sydney et après avoir remercié les quelque 8000 bénévoles qui ont participé à ce grand rendez-vous. Mais avant son départ Benoît XVI a rencontré quatre victimes d’abus sexuels commis par des prêtres. Selon le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, le Pape les a écoutées et a promis de continuer à prier pour eux, pour leurs familles et pour toutes les victimes. Cette rencontre, qui a duré une heure, a eu lieu dans une petite chapelle de la Cathédrale Sainte-Marie de Sydney, où Benoît XVI avait célébré une messe en présence des victimes, deux hommes et deux femmes.
Hier, le Pape et les jeunes se sont quittés à l’issue de la messe de clôture sur l’hippodrome de Randwick à Sydney ; une cérémonie durant laquelle le Pape a demandé, une nouvelle fois, aux jeunes d’ouvrir leur cœur à l’Esprit Saint. L’heure est donc maintenant au premier bilan, que nous dresse notre envoyée spéciale Mathilde Auvillain

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vendredi 3 octobre 2008

Vietnam

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Pays de 330 000 km² (60% de la France), le Vietnam s'étend du nord au sud sur 1600km, et possède plus de 3000 km de littoral. Ses voisins sont la Chine, Le Laos et le Cambodge. Les montagnes et les hauts plateaux couvrent plus de la moitié de son territoire.

Après une longue période de guerres (Guerre d'Indochine 1945-1954, Guerre du Vietnam 1965-1975) et la réunification du pays en 1976, le Vietnam est aujourd'hui une République socialiste au parti unique qui s'est engagée, depuis la fin des années 1980, dans une politique de libéralisation économique. Si cette politique d'ouverture et de renouveau économique (Dôi-Moi) porte ses fruits (depuis 1994, la croissance économique dépasse les 8%), elle profite davantage au Sud qu'au Nord du Pays. La population rurale (80%) subit de fortes pressions pour satisfaire à l'objectif d'augmentation de la production et l'accès aux services de santé et d'éducation est devenu bien plus difficile. La consommation de riz (90% de la production agricole nationale, 3ème exportateur mondial) n'a pas augmenté malgré l'accroissement de la production. La charge de travail des femmes est plus importante alors que les aides gouvernementales pour les jardins d'enfants ont drastiquement diminué. La mortalité infantile maternelle reste élevée (95/100 000).

Les enfants ont toujours occupé une place très importante dans la culture et les traditions vietnamiennes : le Vietnam a été le premier pays en Asie et le second dans le monde à ratifier la Convention des Nations-Unies pour les Droits de l'Enfant, et s'est doté d'un Plan National d'Action pour les Enfants qui définit des objectifs précis en termes de santé, nutrition, éducation, protection de l'enfance, eau, infrastructures sanitaires, culture et loisirs. Cependant, selon l'UNICEF, environ 36% des enfants de moins de 5 ans souffrent encore de malnutrition chronique. Et beaucoup reste à faire, notamment pour les enfants issus des minorités ethniques : c'est parmi eux que l'on trouve le taux de scolarisation le plus faible et le plus fort taux d'abandon de l'école.

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mercredi 1 octobre 2008

Cambodge

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Cambodge

Petit pays de 181 035 km² (trois fois plus petit que la France) et de 14 millions d'habitants, le Cambodge est devenu une monarchie constitutionnelle à la suite des Accords de paix de Paris et des élections de 1993. Mais trente années de guerre civile ont radicalement bouleversé sa société et son économie, et font du Cambodge l'un des pays les moins développés de la région. Environ 36% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Selon des statistiques du FNUAP de 1998, une faible partie seulement de la population cambodgienne, en grande majorité rurale, a accès aux services de santé de base (52%), à l'eau potable (41%) et aux infrastructures sanitaires (15%), et 55% des enfants de moins de 5 ans (essentiellement dans les milieux ruraux) présentent des signes de malnutrition pouvant influencer de façon significative leur croissance et leur développement cérébral et psychomoteur.
Le manque d'information et d'éducation en matière de santé, de nutrition et d'hygiène contribue à maintenir un taux élevé de maladies parmi les enfants, ces chiffres s'accroissant lors des épidémies et des catastrophes naturelles telles que les inondations de septembre et octobre 2000 qui ont causé la perte des récoltes et privé les enfants d'école.

Dans le secteur de l'éducation, les progrès indéniables accomplis ces dix dernières années restent malgré tout insuffisants pour ralentir le processus de paupérisation qui touche les classes les plus défavorisées et aggrave le problème de l'analphabétisme : près de 200.000 enfants sont condamnés chaque année à une vie d'analphabète. L'accès à la connaissance reste secondaire pour les parents qui, ayant souvent un niveau éducatif très faible, ne mesurent pas l'intérêt de l'éducation pour l'enfant et en particulier pour les filles.

Dans les campagnes, les opportunités de trouver un travail rémunéré et stable sont encore rares et de nombreuses familles, souvent des agriculteurs, n'ont d'autre recours, en cas de maladie ou de mauvaise récolte, que de s'endetter auprès des usuriers. Le niveau de pauvreté extrême de beaucoup de villages, qui n'ont pas accès à de véritables débouchés économiques, suscite un phénomène croissant d'exode chez les jeunes et favorise le trafic d'enfants (des filles notamment) qui s'accroît sensiblement : les quelques 30000 prostituées aujourd'hui dénombrées sont issues en majorité des villages les plus pauvres du pays (données d'Amnesty International et de l'AFESIP en 2006).

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dimanche 28 septembre 2008

Le Burkina Faso

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Le Burkina Faso (ex Haute-Volta) est un pays sahélien et continental situé en plein coeur de l'Afrique Occidentale. Il s'étend sur 274 200 km² et compte 13 228 000 habitants. C'est l'un des Etats les plus peuplés d'Afrique de l'Ouest. Sa capitale est Ouagadougou. Le Machoun (le seul fleuve pérenne), le Nazinon et le Nakambé sont les trois principaux fleuves qui sillonnent ce pays continental, sans accès à la mer. Formé d'un vaste plateau latéritique de faible altitude, recouvert d'une savane arborée plus ou moins fertile selon les régions, le Burkina Faso est habité par une soixantaine d'ethnies. Leur répartition ne correspond pas aux frontières actuelles, héritage d'un lourd passé colonial, et peut déborder sur les pays frontaliers (Mali, Niger, Bénin, Togo, Ghana et Côte d'Ivoire).

Les langues les plus parlées sont le français (langue officielle), le moré (langue usuelle, de l'ethnie majoritaire mossi), le dioula (proche du bambara du Mali), le gourmantché et le foulfouldé.

Religion : Animistes (65%), Musulmans (25%), Chrétiens (10%).

Indépendante depuis le 5 août 1960, la Haute-Volta devient le Burkina Faso (qui signifie "la terre des hommes intègres") le 4 août 1984, à l'occasion du premier anniversaire de la Révolution. La République Démocratique Populaire du Burkina Faso est gouvernée par le président Blaise Compaoré depuis octobre 1987.

Le secteur agricole demeure le moteur du développement économique et social du pays. Il constitue la principale source de revenus et d'emplois (près de 92% des actifs occupés) et procure plus de 50% des recettes totales d'exportations. Les principales cultures de rente sont le coton (la production a d'ailleurs doublé en deux ans au détriment des cultures vivrières), le sucre, l'arachide mais également l'élevage.

L'artisanat Burkinabé est important. Les objets en bronze, obtenus grâce à la technique de la cire perdue, ont fait la renommée des cours royales. La vannerie, la poterie, les objets de cuir et de peau, les batiks, la sculpture sur bois et la fabrication des instruments de musique (balafon, djembé) contribuent à la variété de l'artisanat local. On estime que les artisans burkinabés contribuent à 20% du PIB.

Bien que le tourisme connaisse un développement important - le nombre de visiteurs a plus que décuplé en dix ans, passant de 4 000 à 50 000 - le Burkina Faso reste l'un des pays les plus pauvres du monde.

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jeudi 4 septembre 2008

“Les Mondes engloutis”, série culte, rencontre l’empereur Qin

Nostalgie. Diffusée dans l’émission Récré A2 entre 1985 et 1987, “Les Mondes engloutis” est une série animée culte pour beaucoup d’entre vous.

Rapelez-vous, Bob et sa sœur Rébecca recontre Arkana une messagère à la recherche de la cité engloutie Arkadia. Au cours de ce périple nos voyageurs découvrent des civilisations disparues, des mondes inconnus et des univers oubliés.

Dans l’épisode 15 - “l’empereur Qin et le huitième royaume” - Nos amis découvrent les sept royaumes d’un homme qui pour la première fois a osé se faire appeler empereur. Que lui reste-t-il encore à conquérir sinon le huitième royaume ? Nos héros arrivent sur les terres de l’empereur Qin, un tyran qui rêve de conquérir Arkadia, le légendaire huitième royaume, grâce à son armée d’argile. Or, Qin possède le plan du Shagma…

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lundi 1 septembre 2008

la Pinacothèque de Paris

Du 15 avril au 14 septembre, la Pinacothèque de Paris vous propose une plongée archéologique dans la Chine Impériale. Un voyage unique.

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En mars 1974 deux paysans font une découverte incroyable. Un coup de pioche révèle l’existence de l’armée enterrée de l’Empereur Qin Shihuangdi : 7000 soldats, édifiés près de trois siècles avant notre ère et dressés pour l’éternité.

Qin - Empereur mégalomane. Nous sommes en 221 avant notre ère, Qin alors âgé de 13 ans monte sur le trône avec pour ambition de conquérir le monde qui s’étend devant ses yeux. Homme politique rusé et tyrannique, il va unifier le pays, en dessinant la carte de la Chine actuelle, construire la Grande Muraille, 600 km de remparts, créer des routes, mettre en place une unité monétaire, un système simplifié d’écriture et édifier un mausolée pour l’éternité…

Il est inutile de cacher le caractère mégalomane et tyrannique de Qin, qui défia les intellectuels pour imposer son ambition. Le gigantisme de son tombeau, qu’il n’a jamais vu de son vivant, est à l’image de ses quêtes, lui qui était à la la recherche de l’élixir de l’immortalité et se faisait préparer des boissons à base de mercure pour se mithridatiser.

La découverte - L’exposition. Mais revenons sur notre découverte. La province Shaanxi est située au centre-ouest du pays, c’est un horizon de montagnes, de collines où l’on cultive du riz. Si les écrits mentionnent bien l’existence du tombeau de l’Empereur Qin, qui n’a toujours pas été révélé à ce jour, ils n’évoquent pas cette armée de terre cuite ni son incroyable étendue; car ce ne sont pas seulement des soldats qui ont été mis à jour mais tout un univers établi comme un palais, avec ses salles,qui rassemblent des chars en bronze, des chevaux, des bijoux…

L’exposition “Les Soldats de l’Éternité” à la Pinacothèque de Paris vous propose une plongée archéologique en vous présentant des objets de la vie courante, vases, fait-touts, pièces de monnaie, de luxe, les magnifiques bijoux et pendentifs en jade, aux vertus magiques ou sacrées, voir l’impressionnante cloche rituelle bo en bronze et bien évidement les soldats, tous aux visages uniques, dressés depuis 300 ans et dont certains possèdent encore de la couleur. Cette découverte considérée comme la plus importante du XX° siècle, que présente l’exposition, est un témoignage, un voyage unique dans cette Chine impériale.

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jeudi 12 juin 2008

Bangkok, l'Asie à bout portant

Yinet Yang. Bangkok ne peut renier sa filiation chinoise. Bien avant que le premier gratte ciel n'avance son ombre sur ma flèche élancée d'un temple, bien avant que la tranquillité des "khongs" ne soit troublée par des moteurs pétaradants, bien avant que les cyclo-pousses ne deviennent des monstres polluants et intrépides, les taoïstes en avaient décidé ainsi : l'harmonie naît de la complémentarité des contraires.

Au visiteur qui débarque en Extrême Orient pour la première fois, Bnagkok ne fait pas de cadeau : c'est l'Asie à bout portant. Stoïque ou résigné, il regarde défiler les enseignes chinoises accrochées aux immeubles, les tuiles vermissées des temples contre le ciel lourd de la mousson, la foule dévorant les rues et les trottoirs....

Une rumeur monte des marchés, amplifiée du vacarme des voitures japonaises et des bétonnières. La théorie de bonzes, qui comme chaque matin s'étire en un long ruban orange pour mendier sa pitance auprès des fidèles, s'arrête pile au feu rouge.

D'où sortent ils ces moines au crâne lisse, drapés à l'antique dans leur robe safran ? Bangkok n'et pas à un paradoxe près. Il suffit de répondre à l'invite d'une Soï, ces ruelles qui semblent ne mener nulle part, pour se prendre à rêver que le béton est, ici simple décor de théatre. "Nulle part", à Bangkok, c'est toujours  un klong.  Porte ouverte  sur un univers amphibie qui rappelle le temps où Venise de l'Orient n'était qu'un village de pêcheurs entouré de vergers.

On y vivait sur l'eau, abandonnant les pistes aux éléphants. New Road, la plus vieille artère de Bangkok, a moins de deux siécles. Depuis, combien de klongs se sont endormis canaux pour se réveiller avenues ? bangkok a besoin de routes, il n'y en a pas : il suffit d'en inventer ! Un beau matin, les maisons de bois sur pilotis se retrouvent lespieds au sec, face à un nouvel horizon : des autobus, des motos, un trottoir, des enseignes au néon et... plus de klong.....   

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jeudi 8 mai 2008

Les Karens, Une Nation

Les Karens sont beaucoup plus qu'une ethnie minoritaire. Nous sommes une nation de 7 millions de personnes qui possède toutes les qualités inhérentes à une nation. Nous avons notre propre histoire, notre propre langue, notre propre culture, nos propres terres et un système de vie économique propre à nous-mêmes. Par nature les Karens sont un peuple modeste, tranquille et paisible qui s'attache aux qualités morales de l'honnêteté, de la pureté et de l'amour fraternel, de la vie coopérative et de la loyauté ; et qui sont sincères dans leurs croyances religieuses.

Du point de vue historique, les Karens sont descendus des mêmes ancêtres que le peuple mongol. Les premiers Karens (ou Yangs, comme ils étaient appelés par les Thaïs) se sont implantés dans le Htee-mset Met Ywa (les Terres des Sables qui Coulent : un pays qui avoisine la source du Yang-Tse-Kiang dans le désert du Gobi). De là nous avons migré vers le sud et peu à peu nous sommes entrés dans le pays qui s'appelle aujourd'hui

la Birmanie

, aux alentours de 739 avant J.-C.

Nous étions, selon la plupart des historiens, les premiers à coloniser cette terre nouvelle. Les Karens ont appelé ce pays Kaw-Lah, qui veut dire le Pays Vert. Nous commencions à débroussailler et à labourer notre terre, libre de toute contrainte. Nos labeurs étaient productifs et nous étions heureux de notre condition. Donc nous avons changé le nom du pays en Kawthoolei, un pays indemne de tous les malheurs, de la famine, de la misère et de la guerre : Kawthoolei, un pays agréable, productif et tranquille. Ici, nous vivions des vies qui étaient typiquement sans bouleversement et paisible, avant l'arrivée du Birman.

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