EDUCATION ET AIDE HUMANITAIRE

Education, Société et Expérience Humanitaire

mardi 24 novembre 2009

Aldo Naouri

osez l'autorité

Retour à la raison dans l'éducation

Josee Pochat, le 18-09-2008

Il faut réhabiliter l’autorité des parents. Celle qui permet de dire “non” sans avoir à se justifier. Dans notre entretien, le Dr Naouri explique que les parents doivent retrouver leur statut d’adulte.

Quand Aldo Naouri parle de la relation parents-enfants, évoque la crise que traverse l’éducation, aborde le problème lié à l’autorité, il est très loin des discours “psy” qui font la mode et aux antipodes du mythique best-seller d’Alexander S. Neill, Libres enfants de Summerhill. À 70 ans, ce pédiatre passionné de psychanalyse a vu défiler des générations d’enfants – et de parents – dans son cabinet. Il a assisté, au fil du temps, à l’évolution de l’éducation de nos enfants, de moins en moins “éduqués”, de plus en plus ingérables. La réflexion qu’il livre aujourd’hui sur l’autorité est avant tout fondée sur le bon sens d’un pédiatre qui a croisé des parents débordés, voire perdus, face à des enfants de plus en plus “indomptables”. Son livre Éduquer ses enfants, l’urgence aujourd’hui, paru avant l’été chez Odile Jacob, est devenu un best-seller en quelques semaines. Naouri a reçu des centaines de lettres de parents le remerciant de leur avoir, enfin, proposé un nouveau schéma, en les réhabilitant dans leur rôle d’éducateur de leurs enfants.

« Redevenez parents, leur clame-t-il, n’hésitez pas à faire preuve d’autorité, vos enfants ont besoin d’entendre ce “non” qui pose des limites. » En confondant autoritarisme et autorité, au lendemain de Mai 68, on a plongé les parents dans un profond désarroi. Par souci de bien faire, ils ont abandonné leur rôle d’adulte pour devenir “parents copains”, “parents complices”, incapables d’imposer un horaire de coucher sans discussion, paniqués devant des enfants qui se roulent par terre le jour où ils tentent, timidement, de leur refuser une quatrième sucette avant le dîner.

Aldo Naouri parle d’urgence parce qu’au-delà du problème des parents déboussolés qui n’arrivent plus à se faire obéir, c’est à l’école que l’on enregistre dorénavant les dégâts de l’abandon de l’autorité. Pour le pédiatre, une bonne partie du problème des 40 % d’enfants qui arrivent au collège sans maîtriser la lecture et le calcul vient directement du déficit éducatif de parents à qui l’on a fait croire que faire preuve d’autorité faisait d’eux des bourreaux. Aujourd’hui, ce sont les instituteurs qui se trouvent face à des enfants refusant de sortir leurs cahiers quand on le leur demande, incapables de respecter une consigne parce qu’ils n’ont jamais appris à obéir. Et les parents, toujours perdus, d’expliquer que les enseignants ne font pas leur travail, parce qu’ils manquent d’autorité.


Comment définissez-vous l’autorité ? L’autorité, c’est tout simplement le pouvoir de parvenir à se faire obéir sans difficulté. Cette capacité d’un parent, tranquillement installé dans la certitude de la légitimité de sa place, de donner des ordres sans douter de leur pertinence. À partir de ce moment, l’enfant obéit. Il faut avant tout comprendre que, pour l’enfant, le parent n’est pas un simple partenaire, un “copain” avec qui il a une relation horizontale.

Qu’entendez-vous exactement quand vous parlez de la légitimité de la place de parent ? La légitimité vient du statut de parent, de la position d’adulte, fondé à savoir pour son enfant et qui n’a pas à douter des responsabilités à prendre pour lui. L’enfant doit rester dans une position d’enfant, ayant une relation verticale avec ses parents. L’essentiel est là. De tout temps, les parents se sont sentis dans cette position, légitimée parce que la société les confortait dans ce rôle. Depuis quatre décennies, on a décidé, au nom d’un idéal démocratique et d’un pseudo-discours éclairant, qu’il n’y avait plus de différence générationnelle entre le parent et l’enfant, qui est devenu un “partenaire”. On est passé à une relation horizontale, avec des parents constamment dans la crainte d’écorner l’image qu’ils espèrent donner. Ce sont des parents qui fonctionnent sur le mode de la séduction. Le ­problème, c’est que la séduction, c’est tout le contraire de l’éducation.

Les parents ont donc peur ? Les parents ont peur de mal faire. Dans ces conditions, il y a tou­jours un défaut d’autorité. Comme le disait très bien Freud, le parent est condamné à « mal faire », par rapport à l’idée qu’il se fait d’une éducation idéale. Qui n’existe pas. Ni l’enfant ni le parent idéal n’existent.

Quels conseils donnez-vous aux parents ? Il est fondamental de comprendre le développement psychique d’un tout-petit. C’est le premier message que je leur délivre. Il y a encore quarante ans, on pensait que le nouveau-né était un tube digestif. On s’est aperçu à cette époque que le bébé était doté de potentialités considérables, ayant avec sa mère un lien très étroit, un langage commun, non verbal, qui fait que leur relation est d’une grande fiabilité. La mère devine son bébé et lui la perçoit. Pendant les dix premiers mois de sa vie, le bébé croit qu’il est un morceau de sa mère. Ensuite, il s’aperçoit avec horreur qu’il est un être indépendant de sa mère. Dès lors, il va prendre conscience de son immaturité motrice, comprendre qu’il n’est pas capable de se débrouiller seul. C’est la fin du nirvana. Il va revêtir sa mère d’une notion de toute-puissance.

Quelle est la relation entre cette explication et l’éducation ? Quand le bébé prend la mesure de la puissance de sa mère, il va développer contre elle sa propre toute-puissance, totalement illusoire. Mais néanmoins très expressive. C’est le bébé qui jette la cuillère par terre, crache sa purée, se comporte en “sale gosse”, enchaîne les caprices. Ce phénomène culmine pendant la crise d’opposition, vers 3 ans. L’attitude des parents à ce moment-là est déterminante. S’ils veulent impérativement satisfaire cet enfant, ils vont le conforter dans son attitude et dans sa stratégie. Et ils vont faire de lui un individu qui ne se débarrassera plus de cette illusoire toute-puissance. Ce sera un enfant tyran, un adolescent infernal et, plus tard, un adulte égocentrique. Si les parents entreprennent d’éduquer, c’est-à-dire précisément de marquer la différence générationnelle, ils vont contenir cet enfant, lui imposer des limites et l’amener petit à petit à reconsidérer son scénario et à se débarrasser de l’illusion de sa toute-puissance. Là est le but de toute éducation. Ce constat permet de ­comprendre les enjeux de l’autorité.

Nous traversons donc une crise de l’éducation ? Oui et elle a entamé l’exercice de l’autorité. Parce que justement on a laissé croire aux parents que leur enfant était un partenaire. Ça n’est pas par un effet de hasard mais c’est un effet collatéral des excès de Mai 68. Ce qui est resté dans tous les esprits, c’est “jouir sans entrave” et “il est interdit d’interdire”. Et dans la foulée, on a complètement déformé les propos de ­Françoise Dolto à la radio. Ses interventions étaient thérapeutiques. Et on a cru que cette attitude devait être une norme, à adopter systématiquement. Par exemple, quand Dolto s’apercevait qu’une femme n’avait pas fait le deuil de sa mère, elle lui expliquait que son enfant sentait sa ­dé­tresse et elle lui conseillait d’expliquer à cet enfant pour­quoi elle était si triste. On en a déduit qu’il fallait tout dire à un enfant, pour ne pas risquer de produire chez lui un désordre quelconque. J’ai vu dans ma carrière des caricatures. Des mères déshabillant leur bébé de 3 semaines et leur disant : « Tu vois, mon chéri, là je t’enlève ton bonnet et maintenant la manche gauche de ton manteau. » Cela n’a aucun sens. Dolto n’avait jamais dit qu’il fallait tout dire aux enfants. Pour autant on s’est engouffré dans cette voie. Il ne devrait pas y avoir de règle figée sur ce qu’il faut dire ou pas aux enfants, c’est une question de conjoncture, de circonstances, de problématique.

Pouvez-vous nous don­ner des exemples de comportements pa­ren­taux à proscrire ? Je vais vous raconter une histoire. Un jour, je vois un père arriver dans mon cabinet avec son fils de 5 ans. Le garçonnet se précipite sur le pèse-personne et se met à sauter dessus. Le monsieur lui dit : « Tu sais, mon chéri, c’est un pèse-personne, c’est l’instrument du médecin. Si tu continues comme cela, tu vas le casser et le docteur Na­ouri ne pourra plus s’en servir. » L’enfant file vers le pèse-bébé et se met à le secouer. Son papa lui dit alors : « Tu sais, c’est un pèse-bébé, c’est fragile, cela pèse même à

10 grammes

près, le docteur en a besoin. » L’enfant laisse tomber le pèse-bébé, monte sur mon bureau et se met à sauter. Le papa lui dit encore : « Tu sais, le bureau du docteur est en verre, non seulement tu vas le casser et le docteur n’aura plus de bureau, mais en plus tu risques de te blesser. » Et il continue à parler et l’enfant à sauter. Nos regards se croisent alors et je lui demande s’il ne peut pas, tout simplement, lui dire “non” ? Il a réagi avec une violence terrible. « Vous voulez que je me comporte en fasciste ? » m’a-t-il crié. Et là, je lui ai répondu : « Vous allez lui donner quels arguments, à votre fils, quand il vous dira qu’il veut coucher avec sa mère ? Notre espèce est soumise à une loi. Celle de l’interdit de l’inceste, qui est purement arbitraire. Chaque fois que vous dites “non”, vous rappelez cet arbitraire et vous humanisez votre enfant. » J’avais été tellement violent moi-même que l’enfant s’est arrêté, est descendu tranquillement et n’a plus bronché du reste de la consultation. Cet homme m’a ensuite expliqué qu’il venait me voir parce qu’il n’arrivait pas à se faire obéir. Cette attitude, même si ce cas est un peu caricatural, est très répandue. Il fallait donner une explication dès que l’on donnait un ordre.

Que se passe-t-il quand un parent ­n’arrive pas à donner fermement un ordre ? L’enfant perçoit que le parent ouvre la voie de la négociation, est prêt à lui rendre des comptes. Il peut donc prendre le pouvoir. N’oublions pas qu’il est habité par son désir de toute-puissance infantile. Le message environnant a installé l’enfant au sommet de la pyramide familiale. Nous vivons une époque où l’enfant est roi. Et on a fabriqué cette machine à donner des ­adultes infernaux. C’est pourquoi je dis : « Soyez parents » et que l’on lit sous ma plume­, scandalisant certains : « Élevez vos enfants de façon fasciste et ­autori­taire, vous en ferez des démocrates, élevez-les de façon démocratique, vous en ferez des fascistes. »

Dans ces conditions, prônez-vous le retour de la fessée, de la gifle ? Absolument pas. J’ai toujours dit que je condamnais totalement les châtiments corporels, jusqu’à la petite tape sur la main. Chaque coup donné est le résultat d’un échec de la parole. Le parent qui sait exercer son autorité n’a pas besoin de donner une gifle, puisque son enfant lui obéit. Pourtant, dans ­cer­taines circonstances, le parent perd sa maîtrise et le coup part. C’est ­inévitable mais ce n’est pas une catastrophe. Une fessée n’a jamais ni tué ni démoli qui que ce soit. En revanche, je pense qu’il est fondamental de ne pas intervenir dans ce type de situation et je ­condamne l’intervention des institutions. Il ne faut surtout pas légiférer. En entrant dans l’intimité de la relation parents-enfants, on nuit encore une fois aux parents, on altère leur position. Beaucoup d’enfants disent encore accepter l’autorité de leurs parents parce ­qu’elle est juste. Cela signifie que l’enfant per­çoit que les limites posées fonctionnent comme des parapets autour de lui. ­Solides, justifiés et qui le protègent. Il remer­cie ses parents de les avoir construits et de lui donner une très grande sécurité. Parce que les limites posées sont rassurantes. Et c’est là le problème. Aujourd’hui, les parents, bien souvent, ne fabriquent plus ces parapets, ne placent plus ces limites avec leurs enfants au nom de l’idée selon laquelle il est fondamental de laisser l’enfant se déployer. Même l’école, dans les ­consignes qu’elle donne, a parfois perdu le sens commun. On est passé de l’individu à qui l’on délivrait un savoir et dont on contrôlait les acquisitions à un enfant qu’il faut “accompagner” dans le dé­ploiement de ses potentialités. Il serait en quelque sorte un être capable, seul, de découvrir la bonne voie.

Quelle est, selon vous, la proportion de parents qui ne savent plus exercer cette autorité légitime ? L’Éducation nationale, en septembre

2007, a

relevé que 40 % des enfants arrivent en sixième sans maîtriser l’écrit ni le calcul. Et je crois que cela correspond aux parents ne sachant plus comment éduquer leurs enfants. Ce qui les met d’ailleurs en difficulté. Pourquoi j’associe ces deux phé­nomènes ? Parce que le ­sys­tème ­scolaire, qui est là pour délivrer un savoir, exige de l’enfant qu’il ne déploie plus sa toute-puissance infantile, qu’il ait intégré un certain nombre de règles. Un jour, une institutrice de CE2 m’a dit, désespérée, qu’elle n’avait plus des élèves, mais des clients. Quand elle disait : « Ouvrez vos livres, on va faire de la lecture », la moitié de la classe se levait, se mettait à discuter. Les uns disaient qu’ils voulaient plutôt dessiner, les autres chanter. Quand cette enseignante essayait de signaler aux parents ces comportements, ils lui répondaient qu’elle manquait d’autorité. Cette institutrice n’en pouvait plus. Et les parents avaient tort. Ce qu’ils ne comprennent plus, c’est que l’école n’est pas là pour éduquer, même si l’on parle d’Éducation nationale. L’éducation doit être préalable à l’entrée à l’école et doit commencer au berceau. Ce n’est pas à l’école mais aux parents d’éduquer. L’école est là pour délivrer un savoir. Autre problème, nous sommes passés d’une société de pénurie dans laquelle le message était : “Dans la vie on ne peut pas tout avoir”, où chacun allait essayer d’obtenir le maximum en étant conscient qu’il ne pourrait pas tout obtenir, à une société d’abondance où l’on considère avoir droit à tout. C’est au nom de cette idée que les publicitaires se vantent de ce que 53 % des décisions d’achat dans les familles sont prises par les enfants.

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mercredi 17 juin 2009

Le telephone portable et les enfants

Le "Grenelle des ondes" s'inquiète de l'impact du portable sur les enfants

Une fillette prend une photo avec un téléphone portable

L'impact du téléphone portable sur la santé, surtout sur celle des enfants, a été abordée lors d'une réunion thématique du "Grenelle des ondes" jeudi, sans pour autant déboucher sur des mesures contraignantes.

Le député de l'Isère François Brottes (PS) a cependant mis sur la table une proposition concrète en suggérant que la 4ème licence de téléphonie mobile soit utilisée exclusivement pour un opérateur SMS.

L'idée serait de limiter l'usage du portable classique par les enfants et de mettre à leur disposition un mobile qui ne servirait qu'à envoyer et recevoir des messages SMS, ce qui leur éviterait de s'exposer aux ondes avec un appareil vissé dans l'oreille.

"Il s'agirait d'un produit dédié avec un service dédié", a expliqué le député, soulignant la nécessité d'une "offre alternative" en cas d'interdiction du portable pour les petits.

Car si tout le monde s'accorde pour invoquer le principe de précaution en ce qui concerne l'utilisation du téléphone par les enfants, les avis divergent quant à la traduction politique de ce principe.

"On a eu un long débat sur le mobile mais ce qui commence à devenir un peu inquiétant, c'est qu'à l'approche de la fin de ce Grenelle, on constate que les points de vue divergent toujours aussi sensiblement", estime Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement.

"Dès qu'on commence à parler de contraintes plus lourdes que de simples engagements volontaires en matière de communication et de commercialisation, on voit que les points de vue ne se rapprochent pas du tout", explique-t-il.

"Nous proposons l'interdiction du portable pour les enfants de moins de 14 ans", ajoute-t-il, rappelant que les associations veulent en réglementer les usages.

Elles préconisent la non utilisation du portable dans les endroits de mauvaise réception, en train notamment, car les déplacements à grande vitesse obligent le téléphone mobile à changer fréquemment d'antennes-relais et donc à émettre souvent à puissance maximale.

De leur côté, les opérateurs de téléphonie mobile préfèrent parler d'"engagements volontaires" ou de "charte".

"A la différence de la réglementation, les engagements volontaires permettent d'acter l'accord de toutes les parties prenantes, à travers la signature d'une charte ou d'une convention", souligne Jean-Marie Danjou, délégué général de l'Association française des opérateurs mobiles (Afom).

Pour l'Afom, "le téléphone mobile n'est ni la cigarette, ni l'alcool". Mais elle retient cependant l'idée d'une campagne de communication grand public sur la téléphonie mobile après la publication du nouvel avis de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (AFSSET) sur la question qui doit paraître à l'automne prochain.

Etienne Cendrier, porte-parole de l'association Robin des toits, déplore pour sa part n'avoir reçu aucune réponse à sa proposition d'un test du seuil d'exposition aux antennes-relais à 0,6 volts par mètre, pour lequel plusieurs communes sont candidates et se déclare "pas très optimiste pour la suite".

Cette "table ronde radiofréquences, santé, environnement", lancée le 23 avril sous l'égide du ministre de la Santé Roselyne Bachelot, doit rendre ses conclusions le 25 mai.

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lundi 15 juin 2009

Les gangs les plus dangereux de la planète

Ils sont composés de milliers de membres, vivent du racket, du trafic de drogue et du commerce des armes, bafouent toutes les lois et font régner la terreur dans leurs pays. Enquête en images sur les gangs les plus dangereux de la planète.

Les Mungiki, Kenya

Les Mungiki, Kenya

© REUTERS

Basé dans la région de Nairobi, le gang des Mungiki a été créé à la fin des années 80 et vit essentiellement du trafic de drogue et du racket. Il compte des dizaines de milliers d'adeptes recrutés parmi l'ethnie majoritaire au Kenya, les Kikuyu. Les Mungiki se sont lancés depuis quelques années dans des opérations criminelles de grande envergure, commettant des meurtres rituels dont les victimes sont retrouvées décapitées et démembrées. A chaque période électorale, le gang fait parler de lui par des actes de violence extrême, les Mungiki étant largement financés pour servir de milice privée à des fins électorales. Sur cette photo, un membre supposé des Mungiki a été passé à tabac par des militaires.

Le Premier commando de la capitale, Brésil

Le Premier commando de la capitale, Brésil

© REUTERS

Créé en 1993 par d'anciens prisonniers, le Premier commando de la capitale a pour objectif de combattre le système pénitentiaire. Quinze ans après, loin de remplir sa mission initiale, le PCC fonctionne comme une véritable organisation criminelle. Les membres sont recrutés dans les prisons et montent en grade en accomplissant des missions de confiance : crimes, trafics, extorsions, etc. A l'heure actuelle, le PCC compte 20 000 membres et se finance grâce à un système de cotisations. Sur cette photo, des militaires paraguayens ont rassemblé des milliers d'armes destinées au PCC.

Les United Bamboo, Taïwan

Les United Bamboo, Taïwan

© REUTERS

Considérés comme l'un des gangs les plus dangereux au monde, les United Bamboo ont été fondés en 1958 par d'anciens militaires taïwanais membres du parti nationaliste chinois Guomindang. Présents en Amérique, en Europe et au Canada, les United Bamboo sont composés de 10 000 membres. Jeux, trafic de drogue, prostitution, racket, extorsion, immobilier... Toutes les activités rapportant de l'argent passent entre les mains du gang qui a également infiltré le milieu politique taïwanais. Sur cette photo prise en 2007, on distingue les chefs du groupe entourant le cercueil de leur leader, Chen Chi-li, mort d'un cancer la même année....

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mercredi 10 juin 2009

Cinquième édition de la Nuit européenne des Musées

La cinquième édition de la Nuit européenne des Musées se tiendra le samedi 16 mai 2009. Elle associera près de 39 pays sous le haut patronage du Conseil de l’Europe et bénéficiera, pour la première fois, du patronage de l’Unesco. Plus d’un millier de musées dans toute la France offriront à chacun, et en particulier aux jeunes publics, une programmation originale de spectacles et de manifestations  Ainsi les jeunes visiteurs du Centre Pompidou seront invités à explorer le langage plastique d'Alexander Calder au travers d'un atelier pédagogique dans le cadre de l'exposition Calder : « Quel cirque ! » ; une fresque numérique, création interactive et mouvante envahira peu à peu la façade du musée des Beaux-Arts de Valenciennes ; la Force de l’Art 02, deuxième triennale d'art contemporain organisée par le ministère de la Culture et de la Communication, ouvrir exceptionnellement les portes du Grand Palais. L'espace si près, si loin, le grand rendez-vous organisé par le Centre National d’Etudes Spatiales, proposera un éclairage inhabituel sur de nombreuses oeuvres dans plusieurs musées à travers la France.

Un blog créé pour l’occasion permettra à tous les visiteurs de partager leurs émotions. Pour le programme détaillé, rendez-vous sur www.nuitdesmusees.culture.fr.

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mercredi 3 juin 2009

La confiance en soi, ça s'apprend !

Vous n’osez pas parler en public, vous ne croyez pas en vos capacités, vous redoutez toujours de faire mauvaise impression… Bref ! Vous manquez de confiance en vous. Pour y remédier, commencez par faire le point sur vous-même et par suivre nos conseils.


Ouvrez-vous aux autres. N’hésitez pas à aller au devant des autres, et forcez-vous à créer le contact. Vous vous rendrez compte que cela n’est pas si difficile que ça. De plus, en vous ouvrant aux autres, ceux-ci viendront plus facilement vers vous.

Faites-vous votre propre opinion. Ne vous laissez pas toujours influencer par les autres. Votre avis est aussi valable que celui des autres. Forgez-vous votre propre personnalité. Vous vous apprécierez d’autant plus et votre entourage vous respectera.

Préparez-vous bien avant un exposé, un oral, un entretien. Entraînez-vous, répétez…Vous arriverez plus détendu et aurez plus de facilités à vous exprimer.

Affirmez-vous. Osez prendre la parole pour donner votre avis. Parlez suffisamment fort pour qu’on vous entende.

Positivez. Ne vous laissez pas envahir par des pensées angoissantes.

Et surtout estimez-vous. Dites-vous que vous êtes capable, que vous pouvez y arriver. Arrêtez de vous dévaloriser. Encouragez-vous en vous faisant des compliments.

C’est en suivant ces conseils dans votre quotidien que vous apprendrez petit à petit à avoir confiance en vous. Ne vous attendez pas à changer du jour au lendemain. C’est à chaque petite victoire (« j’ai abordé quelqu’un que je ne connaissais pas », « j’ai présenté mon exposé devant toute la classe de façon claire et intelligible »…) que vous gagnerez un peu plus confiance en vous

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lundi 1 juin 2009

Mangez équilibré sans dépenser trop !

Une des clés pour être en forme et réussir vos études est d’avoir une alimentation saine et équilibrée. Pour y veiller, sans pour autant vous ruiner, découvrez quelques principes de base, faciles à respecter.

  • Faire la liste de vos achats pour ne pas être tenté d’acheter des produits superflus et dont vous n’avez pas besoin.
  • Soyez à l’affût des promotions. Certaines sont vraiment intéressantes. Mais ne vous laissez pas non plus tenter par des paquets en trop grande quantité si vous êtes seul à les manger.
  • Comparez les prix entre les marques grâce au prix au kilo.
  • Il est généralement plus économique de cuisiner soi-même plutôt que d’acheter des produits préparés.
  • Cuisinez un plat en suffisamment grande quantité afin qu’il vous fasse plusieurs repas. Vous pouvez même le congeler. Plus économique, cela vous fera gagner du temps.
  • Privilégiez la consommation d’eau, que vous pouvez boire à volonté, plutôt que celles d’autres boissons. Meilleure pour la santé que les sodas, les boissons trop sucrées, l’alcool, elle est la boisson la plus économique !
  • Il est recommandé de manger cinq fruits et légumes par jour. Pour ne pas vous ruiner, préférez les fruits et légumes de saison et alternez les fruits et légumes frais avec des surgelés et des conserves, rapides à préparer et relativement économique.
  • Mangez des féculents à chaque repas (pain, pâtes, riz, semoule, maïs, céréales, pommes de terre…). Bon pour la santé, ils contribuent à préparer des repas bon marché.
  • Consommez trois produits laitiers par jour et de la viande, du poisson ou des œufs une à deux fois par jour. Comparez les prix de viandes en fonction des morceaux et des différentes marques. Le poulet et les œufs, moins cher que la viande rouge, sont relativement bon marché, tout comme le poisson surgelé.
  • Quand vous ne mangez pas chez vous, privilégiez les repas au restau U plutôt que les pizzerias ou les fast-foods. Pour un prix modéré, vous pouvez manger équilibré et varié.

En savoir +
Retrouvez d’autres astuces pour dépenser moins tout en mangeant équilibré sur le site du PNNS (Programme national nutrition santé).

Téléchargez le Guide nutritionnel qui offre des conseils par profil

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samedi 30 mai 2009

Dossier : Premiers secours : bien réagir en cas d’accident


Les accidents de la vie courante sont nombreux : une personne âgée qui s’étouffe, un voisin qui se blesse en bricolant, un ami qui chute dans les escaliers ou un enfant qui se brûle… Mais comment réagir ? Quelques conseils pour donner l’alerte et maîtriser ces réflexes de premiers secours.

Trois règles d’or pour porter secours
Réagir vite en cas de malaise cardiaque
Se former aux premiers secours
Numéros utiles

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jeudi 28 mai 2009

10 conseils pour vaincre sa timidité

Vous appréhendez de prendre la parole, hésitez à aller vers les autres et perdez facilement vos moyens ? Votre timidité est un véritable handicap dans votre vie de tous les jours ? Découvrez nos conseils pour vous aider à la surmonter.

Dès que vous devez prendre la parole, engager une conversation, passer un examen oral, vous avez tendance à rougir, le rythme de votre cœur s’accélère, une boule dans la gorge vous empêche de parler, vos jambes deviennent flagada… Bref, la timidité vous paralyse dans votre quotidien et vous empêche de montrer le meilleur de vous en examens ou en entretiens.

Heureusement, vous pouvez y remédier, être timide n’est pas une fatalité !
La timidité trouve généralement sa source dans l’enfance, suite à un événement fragilisant émotionnellement.
Peur de rater, peur d’être mal jugé, peur de décevoir… Les timides portent souvent sur eux un regard négatif qui les fait douter de leurs capacités en réussir et ont souvent l’impression que les autres sont meilleurs qu’eux.
Il est donc important de ne pas laisser ce sentiment s’installer durablement en vous et de prendre en main votre timidité.

10 conseils pour apprendre à vaincre sa timidité

  1. N’ayez pas honte de votre timidité. Acceptez-vous comme vous êtes et assumez-la ! Moins vous y penserez, plus vous aurez des chances de la faire disparaître.
  2. N’ayez pas peur du jugement des autres. Apprenez à accepter les critiques, quand elles sont constructives, pour progresser et laissez de côté les remarques blessantes.
  3. Parlez de votre timidité avec vos proches. Expliquer aux autres ce que vous ressentez vous permettra d’identifier ce qui vous intimide, quelles situations, quelles personnes…
  4. Pratiquer une activité sportive peut vous aider à évacuer votre timidité et à vous intégrer dans un groupe.
  5. Ou bien lancez-vous dans une association de théâtre pour apprendre à parler devant les autres sans gêne.
  6. Apprenez à vous affirmer. Osez dire non, allez vers les autres, créez le contact au lieu de l’éviter à tout prix.
  7. Acceptez les exposés à présenter devant vos camarades de cours. Lancez-vous ! C’est en forgeant qu’on devient forgeron. Plus vous vous exprimerez à l’oral, plus vous acquerrez confiance en vous.
  8. Apprenez à respirer calmement. Avant un examen ou un entretien d’embauche, inspirez profondément par le nez puis expirez doucement pour faire évacuer votre stress et votre peur de rater.
  9. Pensez positif. Ne vous imaginez pas systématiquement en situation d’échec mais représentez-vous plutôt en train de réussir votre prestation. Rassurez-vous, dites-vous que vous ne valez pas moins que les autres, que vous êtes tout à fait capable d’y arriver.
  10. Si votre timidité vous gâche la vie, n’hésitez pas à consulter un psychologue. Il saura vous accompagner, trouver les mots et les moyens de vous aider à chasser votre timidité

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lundi 25 mai 2009

Connaître les résultats des lycées

Vous souhaitez avoir des informations sur le futur ou l’actuel lycée de votre enfant ? Et notamment son taux de réussite au bac ? Suivez le guide.

Chaque année depuis plus de 15 ans, le ministère de l’Éducation nationale publie des indicateurs de résultats sur un très grand nombre de lycées d’enseignement général, technologique et professionnel en France, qu’ils soient publics ou privés sous contrat.

Les résultats 2008 de plus de 4000 établissements sont ainsi accessibles sur le site www.indicateurs.education.gouv.fr.

Parmi les données publiées, on retrouve le taux de réussite au baccalauréat par filière. Mais pas seulement. Les lycées ont aussi été évalués selon deux autres indicateurs importants : le taux d’accès des secondes et premières au baccalauréat et la proportion de bacheliers parmi les sortants de l’établissement.

L’âge, l’origine sociale et le sexe des élèves ont également été pris en compte ainsi que le niveau scolaire de chacun d’entre eux à l’entrée au lycée pour des résultats plus précis sur la « valeur ajoutée » des lycées

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mardi 19 mai 2009

Birmanie

AFP - mardi 19 mai 2009, 06h48

Carla Sarkozy demande la libération de Aung San Suu Kyi à Rangoun

Carla Bruni-Sarkozy, le 11 février 2009 à Ouagadougou

Carla Sarkozy, épouse du président Nicolas Sarkozy, a demandé lundi la libération de Aung San Suu Kyi, dans une "lettre ouverte au gouvernement de Birmanie", dont une copie a été transmise par l'Elysée aux agences de presse.

"Nous savons désormais qu'Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix, risque d'être condamnée à nouveau à une peine d'emprisonnement qui, compte tenu de son état de santé, menace sa vie même", écrit la première dame de France, dans cette lettre datée de lundi et portant comme entête "Carla Sarkozy".

"Au-delà de la situation politique en Birmanie, je profite de la position qui est la mienne et de l'écho dont cette lettre pourrait bénéficier pour me faire le porte-parole de tous ceux, dans mon pays, qui trouvent intolérable le sort réservé à cette femme", écrit-elle.

Mme Sarkozy rappelle que l'opposante birmane "n'a jamais connu de violence. Simplement, elle n'a jamais cessé de lutter, pacifiquement, pour la liberté", ajoute-t-elle.

"L'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi, persécutée depuis 1990, devait venir à son terme dans quelques jours. L'emprisonner, elle et tous les opposants au régime, c'est étouffer l'espérance de la démocratie en Birmanie", affirme-t-elle également.

Selon Mme Sarkozy, "c'est une question de simple humanité que de permettre à une femme malade d'être libre pour être soignée en toute confiance, alors que sa vie est clairement en danger".

Privée de liberté pendant plus de 13 des 19 dernières années, Mme Suu Kyi, dirigeante de l'opposition birmane et prix Nobel de la Paix en 1991, devait voir sa période d'assignation à résidence expirer le 27 mai.

Mais depuis lundi, elle est de nouveau jugée, à huis clos dans une prison au nord de Rangoun, pour avoir laissé un Américain séjourner chez elle en violation des termes de son assignation à résidence.

Aung San Suu Kyi est passible de trois à cinq ans de prison si elle est condamnée pour cette affaire, ce qui l'excluerait du paysage politique pendant les élections controversées que la junte entend organiser en 2010.

L'armée est au pouvoir depuis 1962 en Birmanie.

Posté par Parichat à 17:37 - Quelques infos.... - Commentaires [0] - Permalien [#]



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