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jeudi 30 avril 2009

Obligés de s'exiler en Egypte, avec l'Enfant nouveau-né

Et combien plus angoissant dut être, sur le plan humain, l'exil en Egypte de

la Sainte Famille

, lorsque quelques semaines après la naissance, l'enfant encore tout nouveau-né, Marie et Joseph durent fuire la jalousie d'Hérode?! Mais Sainte Thérèse trouve que l'exil n'est pas si dur :

"O Reine des martyrs, jusqu'au soir de ta vie 

(Un) glaive douloureux transpercera ton coeur

Déjà tu dois quitter le sol de ta patrie

Pour éviter d'un roi la jalouse fureur.

"Jésus sommeille en paix sous les plis de ton voile

Joseph vient te prier de partir à l'instant

Et ton obéissance aussitôt se dévoile

Tu pars sans retard et sans raisonnement.

"Sur la terre d'Egypte, il me semble, ô Marie

Que dans la pauvreté ton coeur reste joyeux,

Car Jésus n'est-Il pas la plus belle Patrie,

Que t'importe l'exil, tu possèdes les Cieux?... "

Car en effet, le Tétrarque de Judée, Hérode Antipas, ayant appris des trois mages venus adorer Jésus, en suivant l'Etoile, qu'un Sauveur était né en Israël, donna ordre de rechercher l'Enfant et de le massacrer, craignant pour son propre pouvoir. La fuite en Egypte, après que Joseph en eût reçu l'ordre en songe, protégea l'enfant Jésus du "massacre des innocents" dans lequel Hérode fit périr tous les premiers nés mâles des Hébreux de la province...

Après des débuts si rudes, les douleurs ne furent pas épargnées aux Saints parents pendant l'enfance et l'adolescence pourtant exemplaires de Jésus. Il suffit de rappeler l'épisode dramatique de la perte de l'enfant sur le chemin du retour du temple de Jérusalem, que Sainte Thérèse voit plus difficile :

"Mais à Jérusalem, une amère tristesse

Comme un vaste océan vient inonder ton coeur

Jésus, pendant trois jours, se cache à ta tendresse

Alors c'est bien l'exil dans toute sa rigueur!...

"Enfin tu l'apercois et la joie te transporte,

Tu dis au bel Enfant qui charme les docteurs:

"O mon Fils, pourquoi donc agis-tu de la sorte?

Voilà ton père et moi qui te cherchions en pleurs."

Et l'Enfant Dieu répond, oh quel profond mystère !

A

la Mère

chérie qui tend vers lui ses bras:

"Pouquoi me cherchiez-vous?...Aux oeuvres de mon Père

Il faut que je m'emploie; ne le savez-vous pas?"

L'Evangile m'apprend que croissant en sagesse

A Joseph, à Marie, Jésus reste soumis

Et mon coeur me révèle avec quelle tendresse

Il obéit toujours à ses parents chéris.

Maintenant je comprends le mystère du temple,

Les paroles cachées de mon Aimable Roi.

Mère, ton doux Enfant veut que tu sois l'exemple

De l'âme qui Le cherche en la nuit de la foi.

Puisque le Roi des Cieux a voulu que sa Mère

Soit plongée dans la nuit, dans l'angoisse du coeur;

Marie, c'est donc un bien de souffrir sur la terre?

Oui souffrir en aimant c'est le plus pur bonheur!... "

Quant à la suite de la vie du Christ, depuis le moment de son entrée dans sa vie publique jusque sur le mont du Calvaire, nous la connaissons : quelle Mère eût à souffrir plus que

la Vierge Marie

au pied de la croix où son Enfant était cloué ? Une telle souffrance ne trouve toute sa lumière que dans la joie pascale de

la Résurrection

du Fils, le troisième jour ...

Posté par Parichat à 13:33 - Les clins d’œil du Seigneur - Commentaires [0] - Permalien [#]

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